6 avr. 2008

M.A.B. Party

Samedi 05 avril 08 // Le 1929























































M.A.B. #7


En couv : Simon, Vincent et Victor du groupe rennais The Popopopops


JE SUIS NÉGATIF!


Depuis quelques années, le mouvement squat en France connaît une période de crise : maintes sont les expulsions, fermetures et destructions de lieux alternatifs. Déjà dans l'Ouest, prenons les exemples suivants : en octobre 2004, le Wagon à St Brieuc, puis en plein hiver 2005 le site de l'Ekluserie à Rennes et aujourd'hui voici que l'un des batiments de la Villa/L'Élaboratoire part en fumée.
Dans le drame de cet incendie, il y a eu un mort : Joe Sacco. C'était un militant fondateur de Halém : association des habitants de logements éphémères ou mobiles, qui cherche à faire reconnaitre l'égalité de droits de tous les citoyens quels que soient leurs choix de mode de vie et d'habitat. Ne l'oublions pas...

Les fermetures - ou plutôt destructions - de lieux alternatifs, arrivent toujours étrangement à des moments clés de notre calendrier électoral. Les habitants de ces lieux sont traités comme des chiens par les autorités : souvent expulsés sans préavis, ils voient se détruire leur lieux d'habitation et leurs biens matériels à gros coups de bulldozers.

Le squat est le symbole de la culture D.I.Y, ces lieux sont des endroits d'expérimentation et de découverte culturelles. Comme dans la ville de Berlin, où la mairie - il y a une dizaine d'années - a proposé aux squatters de devenir propriétaires en leur faisant acheter pour une bouchée de pain les lieux habités. Ainsi à pu se développer une scène électro-rock alternative où émergent des artistes comme Randy Twigg, Noblesse Oblige, Team Plastique...

Sans aucun doute, le squat est l'une des rares structures indépendantes qui peut vivre encore en totale autogestion. C'est pour cela qu'il faut soutenir le mouvement qui je pense est l'un des plus précieux.

Mlle Riposte!


LADY JANE


Lorsque "Lady Jane" à surgi comme un éclair sur la scène rennaise au printemps 07, plus personne ne s'attendait à voir décoller un groupe de la sorte. L'ascension de Lady Jane tient-elle à un miracle psychédélique? En effet, à Rennes, rares sont les groupes qui à la sortie du garage, se retrouvent rapidement sollicités à jouer partout. Lady Jane fut comme une rumeur sur les comptoirs de zinc et boutiques de disques :
” Hé mon pote, t'as entendu ce putain de groupe ? Ces mecs de Lady Jane te balancent un putain de blues rock qui te transporte au delà des Monts d'Arrées".
- Ouais mec, et même qu'ils ont une sacrée technique, j'ai été frappé par leur guitare slide, et ils ont même foutu du sitar. Quand j'vois ça, ça me donne envie d'arrêter la bière et de m'y coller sérieusement sur ma folk... Ah! Ha! Ah!"
Repérés par le label Beast Records puis par le festival des Trans-Musicales, qui permit au groupe de sillonner l'ouest de la France et de monter sur la scène du hall 3 du Parc-Expo.
S'ensuivit un projet d'album produit par Beast Records. Ce n'est pas le premier du groupe, qui a déjà sorti quelques E.P avec "Bolton Wonderland Records", label indépendant rennais créé par les membres du groupe "Fago Sepia".

"The youngest was the least loved" est la suite de cette belle histoire.
La pochette est une suprenante composition d'images de freaks et autres bizarreries qui évoque une référence à l'artwork du fameux "Sister" de Sonic Youth. Elle tape direct dans l'oeil et plante le décor.
Le morceau d'ouverture "Arg! 2" est une invitation au voyage... Seule consigne : fermez les yeux et laissez-vous aller. "Ego" et sa partie de slide torturé. Le chant sort d'outre-tombe et la batterie tinte le glas. Sur ces rythmiques blues rock au son bien gras, il y a une touche sombre. C'est ce qui fait l'essence du groupe, une sorte d'orage qui tonnerait sur un paysage d'été : Swinging Depression. "Walk on me" termine l'album par une belle complainte noise qui calme toute cette fougue : le nectar de la love-song, les trémolos d'inspiration hawaienne, et ces effets de disto et de reverb qui sèment le chaos. Lady Jane, ou la poésie sans chichis des temps modernes...

myspace.com/ladyjanetheband

Mlle Riposte!


The Violets



Il est vraiment temps d'en parler et j'aurais dû le faire plus tôt, dès novembre, toute occupée que j'étais à faire des plans sur la comète en écoutant Twisted Charm.
Tout le monde mentionne les Banshees pour décrire The Violets, et je vais faire pareil. Ces fans de coldwave à la Bippp distillent un art-punk froid avec des airs de m'emmerde pas je suis pas d'humeur.
Auto-proclamé 'punk delicate', le trio de New Cross ne s'encombre pas d'un bassiste. La guitare tranchante de Joe Daniel découpe des riffs à peine contrôlés qui mordent sur le jeu écrasant du batteur pour générer un son à la fois féroce et rigide.
Ce mystérieux équilibre prend toute sa dimension avec Alexis, la chanteuse à l'aura sulfureuse et sexy, la bouche peinte comme si elle venait d'emballer Robert Smith, et la voilà, Siouxsie, l'icône underground en puissance...c'est une tueuse à la voix sensuelle et fragile, une personnalité exubérante qui rôde sur scène en t-shirt No Bra et se répand en cris puissants et paroles cryptées, à l'instar des chiffres et des hiéroglyphes de These New Puritans.
Formés dans la chaleur cuisante de l'été 2003, ils ont sorti six 45 tours et dernièrement un album, 'The Lost Pages', ensemble séduisant de mélodies tumultueuses et de mystère contenu, avec toujours la menace latente des élans d'énergie brûlante d'Alexis. Survoltée, elle ressemble à une Debbie Harry glaciale électrocutée en plein refrain d'Atomic.
Ce zombie de porcelaine aux lèvres sanguines possède un truc essentiel : l'Attitude et quand sa voix transperce sans prévenir le web of sounds tissé par les deux garçons, c'est juste traumatisant.


myspace.com/thevioletsuk


Art Rock 08


L’année dernière, j’ai vu Patti Smith. C’était au cours de la 24e édition du festival Art Rock. A Saint-Brieuc donc. Elle avait ses cheveux longs emmêlés, sa chemise d’homme, et son regard troublant. L’icône transgénérationnelle était là. Instant magique où le rock enflamme les foules.
Une autre année- je crois que c’était en 1995- la compagnie Royal de Luxe m’avait entraîné dans un Peplum. Je revois Cléopâtre se glisser dans un bain de lait.
Les éditions se sont succédées. J’y étais. Ou pas. Mais le mystère lui a toujours été présent. Comme l’extravagance, qui est devenue la marque de fabrique de ce festival pluridisciplinaire. Une année on découvrait la Fura Dels Baus. Violence des corps. Terreur des spectateurs. En 2005, on restait bouche bée devant Publique de Mathilde Monnier. Dans un parc, sur une scène, des danseuses en transe enchaînaient des pas de danse délirants. On voulait mourir d’enthousiasme artistique. Parfois, j’aurais souhaité naître plus tôt. Pour voir, entre autres, The Pogues w/ Joe Strummer, Miles Davis, Marc Seberg, Public Enemy. Pour avoir eu 18ans en 2003 et avoir eu accès au spectacle sauvagement XXX de La Fura.
Art Rock est né d’une rencontre entre Jean-Michel Boinet- actuel directeur du festival- et Marie Lostys. Alors Art Rock organise des rencontres. Et ose l’inattendu. Comme de programmer The Noisettes et les BB Brunes le vendredi 09 mai 2008. Au début, on rigole. Et puis on comprend. Quand on aime l’art, on apprécie l’ouverture d’esprit, et on évite de s’enfermer dans une programmation destinée à un public défini. Art Rock aime le rock. Mais aussi la soul, la new wave, le jazz, l’electro, le rap, les arts multimédias, le théâtre et la danse. Les performances. Et tout ce qui détonne. Un seul credo : réconcilier l’excentricité et le « tout public ». Cette année, comme d’habitude, il y a des contents et des moins-contents : objectif atteint pour le directeur. Et pour l’association qu’il a créée en 1979 avec ses copains de Quessoy, et qui organise encore actuellement le festival. Association portant le nom de « Wild Rose ». Vibrant hommage au saxophoniste Sonny Rollins, un nom qui énonce à lui seul tout un programme.
Il ne nous reste plus qu’à fêter dignement les 25ans de ce festival les 8,9,10,11 mai prochains, en transformant cette édition en feu d’artifice pétaradant. Pour cela, un seul programme : parler fringues avec Micky Green devant un café. Déposer une bise sur la joue de Keziah Jones, au cours d’une danse effrénée. Mouillez vos petites culottes en apercevant, au détour d’une rue, les BB Brunes. Demandez Thomas Dutronc en mariage (rien que pour ses yeux bleus !) Prenez une bonne cuite avec la chanteuse des Noisettes. Faites copine-copine avec Agnès B. pour qu’elle vous file des fringues. Et, surtout, n’oubliez pas de consulter le blogspot du fanzine tout au long du festival : mademoiselleagebete.blogspot.com
Enjoy !

RollK


K-Barré


Les étudiant bachotent tels des cadavres de mulot dans les amphis de Rennes 2, mais une semaine par an, il y a moyen de s'éclater le gosier, avec les poteaux car la présidence à accepté qu'on y dresse un chapiteau.
L'association a monté le festival K-barré, festival basé sur la découverte des dernières sensations locales. Au programme de l'électro érotique, de la folk debbie-à-risque, du rock saucissonné et autres amuse-gueules-de-bois.

Voici la sélection non-exhaustive de notre fanzine bête et méchant.

- Mein Sohn William est une base folk déglinguée, assumée. Le chant est profane et puissant. Cet artiste nous dresse un univers sombre et tempétueux, proche d'un retour à la saison d'automne.

- The Wankin' Noodles : Une voix de crooner survoltée qui tranche le paté envoyé par les amplis Orange d'un Bee-Bop ayant résolument oublié les frasques des sixties. Un son à en faire pâlir les fans maladifs des Hives. Mesdemoiselles, ne comptez pas leur jeter votre culotte, amenez plutôt un saucisson à partager en famille.

- Bumbles Bees : Cette tribu pourrait venir de la Californie lointaine. Parrainés d'influences mêlant les sirènes hawaïennes et la grosse voix d'un ours. Ces comptines mêlant humour et fantaisie vous rappellerons Alice pendant son tea time.

- Minitel Rose : Les années quatre-vingt sont de retour vers le futur. Et ce charmant Marty nous a ramené un minitel... hop hop 3615 Uhlala et voici que celui-ci déconne et nous propulse la musique du futur : des sons électro-nique!

- I'm fresh! You're pretty! : Non la consigne n'est pas de mâcher son malabar bigoût en faisant transpirer son maillot tour-de-france! Le son tourne comme du synth-punk produit pour salle de remise-en-forme...Une petite rehab, après le festival??

Mlle Riposte! & Candy#

S.C.U.M.


Impénétrable gang de freaks adolescents aux looks mi-goth, mi-vintage, S.C.U.M. ce sont cinq mini-fantasmes étranges que personnellement je rêverais de croiser dans une rue sombre à Whitechapel.
Le leader de la bande c'est Tom, une séduisante créature longiligne aux cheveux d'ébène, celui qui se roule en boule dans un coin de la scène pour crier plus fort.
Ce ne sont pas tellement des gamins torturés, ni des clones de Horrors à deux livres cinquante. Malgré leur jeunesse ils sont au-delà de ça, ils sont différents.
Musicalement, ils font preuve d'une sagesse surprenante pour leur âge, et d'une vraie modernité bien qu'on retrouve leur références dans les déstructurations de la fin des '70s.
Ils ont de toute évidence fumé leurs premières clopes avec Mars ou tout autre groupe de sublime no wave new yorkaise dans les oreilles. Leur rébellion raffinée se manifeste à travers les bourdonnements de leurs synthétiseurs, les beats résonnants de la basse de Ruaridh, et une armée de samples rugissants.
Ils n'ont qu'un morceau sur leur myspace mais pas des moindres, Visions Arise est sombre et génial. Ils sont sur le point de sortir un 33 tours qui menace de s'écouler à la vitesse d'un stroboscope sous speed. À surveiller.

#Candy

22 mars 2008

Come On!


M.A.B. PARTY
SAMEDI 05 AVRIL 08
19H30
AU 1929 / RUE ST MICHEL
RENNES

FREE!

15 mars 2008

M.A.B. #6



FOALS
INTERVIEW



MAB : Vous avez un groupe préféré?
Yannis : Public Image Limited, l'album Flowers of Romance c'est mon préféré, genre tu vois tu te poses, tu fumes de l'herbe en écoutant ce disque et putain c'est trop bon. Sinon on aime bien Talking Heads, Liars. TV on the Radio. On a bossé avec eux. Dave, leur guitariste, a produit notre album. Il a aussi produit les Yeah Yeah Yeahs.
On aime bien la dance music, on adore la techno, le classique, la musique minimaliste comme Steve Reich, et la musique africaine. Mais PiL reste mon groupe préféré.
MAB : Est-ce que vous écoutez des groupes actuels?
Yannis : Ouais mais on essaye de ne pas en écouter trop. Tu vois, si tu écoutes trop ces trucs-là, tu peux pas créer quelque chose de frais. Mais on aime bien un groupe anglais qui s'appelle Fuck Buttons, ils sont vraiment bons. J'aime bien ces deux gamins, ils sont tarés, ils utilisent ces vieux jouets vous savez, des claviers minables pour enfants et tout ça. Vous devez penser à Partyshank, c'est un peu pareil mais Fuck Buttons c'est mieux.
(Jack entre.
Voici Jack. J'étais en train de leur expliquer Fuck Buttons.
Jack : Ah ouais ils sont cool.)
Yannis : Et on aime aussi Metronomy.

MAB : Est-ce que vous aimez des groupes comme Clarky Cat, Neon Plastix, Let's Bitter Cinema?
Yannis : Non, pas vraiment, je veux dire...on n'a jamais vraiment écouté tous ces trucs-là. On a joué avec Clarky Cat une fois, mais on ne les a pas regardé. Enfin j'ai entendu parler d'eux mais... Pour être honnête on n'a plus vraiment le temps d'aller voir des concerts. Quand tu sors d'un concert le dernier truc que t'as envie de faire c'est d'aller à un autre. Et puis il y en a tout le temps.
(Yannis : Où est le bus? Il est bien?
Jack : Pas mal, ouais.
-Tu t'es rasé?
-Non!)
Yannis : En fait jusqu'à aujourd'hui on voyageait en van et on dormait à l'hôtel, et pour la première fois on a un grand car avec 15 lits (Jack : 18 lits). J'y suis pas encore allé mais ils ont dormi dedans hier, moi j'étais à Paris. Mais tu peux pas prendre une douche dans le bus ni rien, ça craint.
MAB : Pourquoi vous faites de la musique?
Yannis : Pour se la péter.
MAB : Vous aimez faire des concerts?
Yannis : Ouais, on s'adore et on adore passer du temps ensemble, s'éclater.
MAB : Pensez-vous qu'aujourd'hui on puisse encore créer quelque chose?
Yannis : Je pense que ça n'a jamais été vraiment possible (en tout cas depuis un moment) de créer quelque chose d'original alors il faut trouver de nouvelles façons d'exploiter ce qui a déjà été fait. . Enfin je crois. Je sais pas trop. On essaye de faire un truc qui sonne frais, à partir d'une combinaison d'influences qui sort de l'ordinaire. Je veux dire...non on ne peut plus tellement créer.
MAB : Quelles sont vos relations avec la presse? Pensez-vous qu'elle est vraiment utile?
Yannis : Où que je perds mon temps? Non...la presse, les médias, c'est cool évidemment mais, en Angleterre en particulier, il se passe des tas de trucs. Il y a un côté super hype. Il y a une culture hype. Mais pourquoi tout le monde peut pas la fermer et écouter la musique? C'est comme quand un pote revient avec un cd et il te fait genre "oh j'ai acheté ce cd, il est génial, je le mets. Écoute! t'entends les beats là? Là c'est le meilleur moment..." et il arrête pas de parler pendant tout le disque. C'est ça, ce côté hype. Ils parlent tellement du fait que t'es bon qu'ils n'écoutent même plus.
Jack : Ouais est-ce que ça a du sens de parler de musique ou quoi...franchement ça me saoule, c'est comme quand tu veux mater un film, et tout le monde est là "tadada tadada" et tu peux pas suivre.
Yannis : Ça dépend des gens, je pense.
MAB : Et à propos de Skins, comment ça s'est passé?
Yannis : En fait on s'est pas fait d'argent là-dessus. On avait déjà écrit la chanson, c'était notre single. Vous avez dû l'entendre. C'était pas exprès pour la série.
MAB : Quelle est votre année préférée?
Yannis : 2010.
Jack : 1997 c'est une super année.
Edwin : 1993, parce que j'étais branché punk rock et j'allais entrer dans ma période de puberté, les filles et tout, j'étais trop content!
Yannis : Allez-y lancez les questions stupides c'est plus marrant pour nous.
MAB : Les prénoms de vos mamans?
Yannis : Ma mère s'appelle Renee.
Jack : Ma mère s'appelle Ann.
Edwin : Et moi Fiona.
MAB : Quel est votre gâteau préféré?
Yannis : Le gâteau au citron.
Jack : Le gâteau café-noisettes.
Edwin : le gâteau à la carotte.
Yannis : Je vous ai pas dit, j'ai mangé une crêpe aujourd'hui, près de la gare. Et putain c'est la crêpe la plus dégueulasse que j'ai jamais mangé! J'étais trop excité tu vois, et j'ai mangé cette crêpe; c'était horrible.
MAB : Plutôt mineures ou majeures?
Yannis : Pour faire quoi avec? Pour parler? Umm...majeures. Majeures. Majeures.
Edwin : On est trop choqués en fait, on est des vieux mecs, j'ai 35 ans moi! (s'esclaffe)
MAB : Vous prenez quoi au petit déj?
Yannis : Américain, du bacon et des gaufres.
Edwin : Petit déj anglais.
Jack : Des oeufs. Ouf. Ooeeuf...
Yannis : Oeuf.
MAB : Si on vous dit France, vous pensez à quoi?
Tous : La culture, du bon hip-hop, chic, classe, la littérature, Audrey Tattoo, les croissants, les croissandwiches, la lingerie...
MAB : Votre livre préféré?
Yannis : Gatsby le Magnifique.
Jack : Je lis pas vraiment de livres.
Yannis : On ne lit plus, on est des mecs super intelligents, on n'a pas lu un bouquin depuis deux ans. Non en fait on était tous à la fac mais on a laissé tomber et maintenant on est stupides. On est des flemmards.
MAB : Si vous pouviez envoyer un groupe ou un artiste dans les tréfonds de l'enfer, ce serait qui?
Edwin : Tu veux dire pour l'éternité?
Yannis : Jamiroquai.
Jack : En fait je crois qu'il est déjà en enfer.
Yannis : L'enfer il est au fond de son chapeau.
Jack : Robbie Williams devrait y aller.
Yannis : Non pas Robbie Williams foutez-lui la paix! Moi j'enverrais cette putain de loge en enfer, j'aime pas le vert et le rouge. J'aime vraiment pas cette loge. La lumière est trop désagréable.
MAB : Vous regardez la télé?
Yannis : Ouais, les Sopranos. Six Feet Under.
Edwin : The Wire, c'est un show américain.
Yannis : Les documentaires sur la nature sont super en Angleterre. Sinon...Deal or no Deal. C'est comme Qui veut gagner des millions? Ou Big Brother : En fait on a essayé de rentrer à Big Brother mais on s'est fait jeter. Jack a essayé Pop Idol mais il a fini par se faire jeter aussi.
MAB : Vous avez quel âge?
Yannis : 21. Jack : 22. Edwin et Walt : 23. Jimmy : 24.
MAB : Vous vivez où?
Yannis : On vit tous à Oxford.
MAB : Est-ce qu'il y a un disque secret dans votre collection, dont vous avez honte?
Yannis : Ouais des tas. Des disques de métal genre Slayer. Jack il a du Korn, du Slipknot. Des trucs de mecs.
MAB : Vous avez fait des études?
Yannis : Oui j'ai passé un an à Oxford, en littérature anglaise. Jack était étudiant en photo à Londres. Walter était étudiant en art, en peinture précisément. On a tous arrêté. Le seul qui a terminé son diplôme c'est Jimmy, il a fait géo.
MAB : Vous espérez devenir célèbres?
Yannis : Ouais! Enfin on n'y a pas vraiment pensé. On veut juste faire de la musique. Mais...
MAB : Pensez-vous que la qualité peut aller de pair avec la célébrité?
Yannis : Je crois que c'est possible. Enfin je sais pas, c'est difficile. La plupart des gens célèbres ne pensent plus. Regardez Paris Hilton. Qu'est-ce qu'elle fout?
MAB : Votre film préféré?
Yannis : Ferris Bueller's Day Off. Vous devriez le voir, c'est mortel.
Edwin : Le Weekend, de J.L. Godard.
Yannis : J'ai vu À Bout De Souffle. Les 400 Coups de Truffaut, et Jules et Jim est génial.
MAB : Si vous pouviez vous installer quelque part dans le monde, ce serait où?
Yannis : Oxford.
Edwin : J'aurais une maison à New York.
Jack : Londres ça craint.
MAB : Pourquoi vous aimez pas Londres?
Tous : C'est le bordel. Il y a trop de monde. C'est trop cher.
Yannis : Si tu y vis tu dois te trouver des potes. Et si t'as un groupe c'est un peu emmerdant, tu vois, tout le monde est dans un groupe. Et dans un mauvais groupe en général, c'est lourd. Tu peux sentir la soif d'argent chez ces gens-là. C'est vraiment désagréable, ça nous file la nausée. À Oxford il y a des groupes mais ce sont des groupes spéciaux, des groupes noise, etc. Et ils ne sont pas là pour la tune tu vois. Ce sont des stoners, des gens vraiment cool...
MAB : Où vous êtes-vous rencontrés?
Yannis : Moi et Jack on avait un groupe avant, pendant 2 ou 3 ans.
Edwin : Moi j'ai formé un groupe avec un pote, Andrew, et on a rencontré Jimmy à l'école.
En fait c'est pas très excitant comme histoire, c'est plutôt ennuyeux, et puis Oxford c'est petit...
(irruption de leur manager un peu pressant)
Jack : Comment vous appelez quelqu'un qui est vraiment emmerdant, en français? connard, c'est ça?
Yannis : Enculé, salope, arrache ta mère! J'ai vu ça dans un film français, La Haine.
Jack : Vous connaissez TTC?
MAB : Ouais! Vous comprenez les paroles de TTC?
Yannis : Euh non pas vraiment, mais je peux te dire qu'elles sont super trash, assez répugnantes.
MAB : Pour finir, la dernière fois que vous étiez bourrés?
Hier soir!

CANDY & ROLLK


JOHNNY BOY



La première fois que j'ai rencontré Johnny Boy, c'était en 2006, au Sympatic Bar. Les balances venaient de s'achever et je revois encore ces deux impressionnantes silhouettes filiformes perchées sur les haut tabourets du comptoir, clopant sur le même mégot en déconnant autour d'une bière.
Le duo se veut comme une équation simple.
a = [(Boite à Rythme Minimaliste + Instru (Synthétique + Basse) + (Telecaster + Incisive + Punk)] = NICKY LARSEN + b = Vengance + Energie + Emeute + CHANT = SALO
Leur premier EP Dialectik Noise, basé sur cette formule est composé de six petites bombes. L'ouverture par le morceau "Need It", vous met direct en haleine. Préparez votre tenue de combat pour le synthétique Dialectik Noise qui s'enchaîne avec l'apocalyptique "Back to the suburbs" où c'est la boum dans l'abri atomique. Ensuite le morceau Distant Land, réflexion sur le quotidien du groupe qui s'autoqualifie avec humour "d'un club d'oisifs ambitieux". Puis "Rock n' Roll Sux", critique du rock n'roller, avec en choeur le sample du mythique "I am a cliche" de Poly Styrene.
L'EP se termine par un hymne. chanté en duo avec Bronx, [la chanteuse du groupe Mean Streets], FULL GENERATION, ou comment faire table rase du passé en 3 minutes. Voici enfin un groupe qui a capté la nécessité de transgresser le passé : " The old world is falling down / Won’t be the blank generation / The next century will be ours!!! ok? ok? / And we know what we’re there for / [...] / WE ARE THE FUTURE".


MLLE RIPOSTE!



FANGS



Les Fangs de Glasgow sont menés par Jane Queen, petite platinum blonde sexy qui, malgré sa taille, remplit son rôle de chanteuse avec agilité. Pour tenter de les décrire, disons que c'est un trio de punk 80's à la Siouxsie & The Banshees passé sous un nuage radioactif.
Leurs shows énergiques et nerveux vous arrachent inévitablement du bar. Les beats vous éclatent les genoux et c'est parti pour une fly dance des plus exaltées face à une Queen ultra-charismatique dont la diction paniquée vous électrifie. Ses deux crêteux d'acolytes, les yeux dégoulinants de khôl, vous tapent sur la tête à grands coups de stroboscopes et de riffs incisifs. C'est d'la bombe, bébé.

CANDY#



BANDE D'EXCITÉS!!
CLARKY CAT




La rubrique pseudo-descriptive du Myspace des Clarky Cat indique : new-wave/electrique/afro-beat. Stupeur. On se précipite pour taper un nouveau nom de groupe dans la case « recherche » du site, lorsque la chanson sightline se déclenche. Mélodie bien roulée. Un temps d’arrêt. Suspens. Le beat apparaît : surprenant, saisissant, affolant. Suivi d’une voix masculine indescriptible : à la fois crue (cruelle ?) et enchanteresse. On est subjugué par ce son franc (du collier !). Incisif. Toujours soutenues par le trio gagnant guitare-basse-batterie, les chansons puisent leur extravagance dans un bidouillage de sons savamment orchestré par le trio de Nottingham.
Mais la musique s’écoute bien plus qu’elle ne se commente! Passons donc à autre chose : la description de Clarky Cat par le chanteur et guitariste Mark, et son super-pote-et-membre-moins-barvard-du-groupe : Arne.
Clarky Cat s’est formé à partir d’une rencontre scolaire entre Mark et Arne. Après avoir écumé divers groupes, le duo se féminise avec l’arrivée de Gemma qui se munie d’une batterie et d’un synthé, histoire d’apporter une petite touche electro (on se retient d’écrire « une petite touche electro tendance »). Se détachant de toute prétention musicale, les trois anglais justifient cette formation par un désir frénétique d’être de toutes les soirées, et d’avoir des bières gratuites à volonté. Bien entendu, ils n’oublient pas d’atténuer ce déferlement de franchise en affirmant s’être fait des « amis » au fil de leurs tournées (qui, pour l’instant, se limitent principalement au territoire anglais). Allez on laisse tomber le style «on-est-cool-parce-qu’on-fait-la-fête-avec-nos-groupies-en-buvant-des-bières », et on passe aux inspirations musicales : Mark n’hésite pas à citer la vague post-punk comme delirium musical majeur (Gang of four, Joy Division), mais il se réfère également à Tiefschwarz- Dj sévissant majoritairement en Allemagne, et adepte de la Love Parade- et Switch- fabuleux producteur de M.I.A et Santogold, et Dj à ses heures perdues. Bref, solides références qui me font retrouver le sourire (le côté « on-fait-de-la-musique-parce-qu’on-veut-s’éclater-en-se-saoûlant-dans-les-parties-londoniennes-ultra-banchées » m’avait laissé...pantoise). Quant au mystérieux Arne, il aime également le « fidget house » (une house incluant des éléments de rave, breakbeat et de garage US). Surprenant imbroglio de références musicales. Bien vite rejoint par des films et livres divers et variés. Retenons Fear and loathing in Las Vegas (autrement dit Las Vegas Parano- film culte d’une génération), et les bouquins de Philip K. Dick, génialissime auteur de Do androids dream of electric sheep ? (Adapté au cinéma sous le nom bien plus connu de Blade Runner).
Conclusion de ce bref échange myspacien : Clarky Cat est décidément un curieux groupe! A la fois ultra-branché et complètement blasé par la notion de « furieuse création musicale C’est notre déhanché spontané au son de leurs beats percutants qui est leur plus fidèle miroir : reflet aux contours nets et précis d’un jeune groupe anglais destiné à nous entraîner dans une danse folle, hommage à ce son electro-rock qui- bien qu’en voie de banalisation- déclenche toujours, chez les jeunes et les vieux matous, un enchaînement déchaîné de mouvements aussi beaux que brutaux.
Mark annonce que l’année à ne pas louper est 2008 ! On partage leurs espoirs, voire même leurs désirs de soirées furieuses dans un Londres survitaminé.

ROLLK



BLACK PONY EXPRESS


Le groupe australien "Black Pony Express" a donné au 1929, le 2 février dernier, un concert qui se traduirait par les paroles d'une chanson d'Hank Williams "There's a Tear in My Beer", référence que Justin le chanteur ou plutôt le crooner guitariste du groupe, affecte particulièrement.
Le groupe orginaire de Melbourne, épand de sirupeuses ballades à demi ton entre une folk lascive et un blues charnel. Une musique qui sort directement de leurs tripes : "nous composons la musique que l'on aimerai entendre, celle qui sort de notre âme".
Le morceaux qui traduisent le mieux l'esprit de "Black Pony Express" est "Resurrection Blues". C'est un standard en devenir... Tout d'abord c'est une rythmique de slow saccadée sur laquelle se pose la complainte de Justin Cusack. Suit un crescendo, piqué par les guitares hystériques, qui créé une rupture. S'y ajoute le chorus soul féminin qui amène le mystère, ce qui donne un je-ne-sais-quoi de sacré à ce morceau. Un peu comme dans les bons vieux Negro-Spirituals... Justin expliquera par la suite : "la place des filles dans le groupe est important car elles amènent d'avantage de sensibilité, ce qui permet d'équilibrer l'harmonie musicale."
Après une tournée européenne, et l'excellent album "Love in a cold place", le groupe a pour projet de sortir un nouvel album fin 2008. Affaire à suivre...

MLLE RIPOSTE!



MGMT


Invité par la Route du Rock hiver à participer au déferlement de pop-rock sur la cité malouine, MGMT- qui se prononce apparemment « Management » ( ?)- nous a offert un concert plutôt sympa. Mais ce jeune groupe ne semblait pas encore détenir la formule magique pour créer un feu d’artifice final. Pas d’explosion donc. Il n’empêche que le quatuor de Brooklyn a été sacré « Objectif 2008 » par les Inrocks, et se trouve majoritairement encensé par la presse nationale.
Management n’est cependant ni un « Objectif 2008 », ni une « Découverte 2007 ». Ces new-yorkais déjantés sont inclassables, et se servent des héritages musicaux comme d’un tremplin, pour atteindre un paradis d’harmonie musicale. Les MGMT font partie de ces groupes célestes- comme Arcade Fire- qui libèrent nos sentiments de toute emprise raisonnable pour les laisser exploser à la face du monde. Nouvel Eden où pépient les oiseaux et ruisselle la rivière, comme dans l’intro de Time to pretend..
Certes, leur originalité détonne, mais ces pop-rockeurs surdoués se font un malin plaisir de récupérer la sensualité vocale jaggerrienne (Cf Weekend wars), la recette des balades mélodieuses des Beatles, qu’ils agrémentent d’une pincée de Marc-Bolan-poussant-la-chansonette-dans-les-aigues.
Cependant, leurs chansons restent aériennes. Subrepticement saisies par notre ouïe aux aguets. Sorte d’esprits virevoltant là-bas, très haut dans le ciel.
Tandis que nous découvrons, avec cet émerveillement tout enfantin, ce nouveau monde musical, le chanteur nous lance, dans un élan d’enthousiasme : « Now, let’s have some fun ! » On n’aurait pas dit mieux...!

ROLLK


BLACK STROBE BILLBOARD
TOP 20

Single Selector
compilé par Arnaud Rebotini à partir de sa discothèque mentale.




1/ Chanson caféinée pour se sortir du lit
Angel of Death - Slayer
2/ Chanson d'ascenseur
Negnosiene - Erik Satie
3/ Chanson pour mettre une main au cul
Captivate - Nitzer Ebb
4/ Chanson pour aller à confesse
I Saw The Light - Hank Williams
5/ Chanson pour se rendre sur la tombe de tante Yvonne
Cortez The Killer - Neil Young
6/ Chanson pour trinquer
Sacred Reich - Surfing Nicaragua
7/ Chanson ivre
Wasted - Black Flag
8/ Chanson anti-vomitive
Bah quand tu dois vomir tu vomis
9/ Chanson de gueule de bois
Good Morning Lil' Sweet Girl - Muddy Waters
10/ Chanson Valium
Sea Song - Robert Wyatt
11/ Chanson pour poireauter au téléphone
Eight Lines - Steve Reich
12/ Chanson de rupture
Stairway To Heaven - Led Zeppelin
13/ Chanson de départ
Dolly Parton - Travelling Man
14/ Chanson paillarde
Manish Boy - Muddy Waters
15/ Chanson de supermarché
Small Town Boy
16/ Chanson française
La Valse à Mi-Temps - Jacques Brel
17/ Chanson gaie
Der Mussollini - Daf
18/ Chanson rafraîchissante
Bar Kays - Son Of Shaft
19/ Chanson pour se comporter comme un salaud
I Am A Man - Bo Diddley
20/ Chanson pour aller aux putes
She Watches Channel Zero - Public Enemy
21/ Chanson ultime
La Mer (premier mouvement) - Claude Debussy

CANDY & MLLE RIPOSTE!

KENNEDY
Inrocks Indie Club, Ubu, 20 fev. 08


"I like french girls..."











2 févr. 2008

M.A.B. #5



Il est important de connaître l'histoire des courants musicaux amplifiés (rock, electro...). Mais c'est devenu rasant d'entendre tous ces groupes, tous ces gens se revendiquer dans la continuité d'un style passé. de voir une génération entière se gâcher en plagiant les mélodies et les codes d'autrefois.
Oublions les héritages passés, et inventons notre quotidien. Composons des mélodies qui découlent spontanément de nos cervelles, expérimentons de nouvelles manières de jouer... Cessons d'emprunter dans le graphisme les visules des époques passées (ras le bol des pin-ups fifties, des collage spunk et fleurs psychés...). Oublions de vouloir porter le look que Mamie n'avait même pas en 1962!
Maintenant place à la spontanéité et à l'expérimentation... Bien sûr qu'il est effrayant de se tourner vers l'avenir. Mais une fois libérée de ses chaînes réactionnaires, notre génération aura sans doute la possibilité de s'engouffrer dans une période de renouveau... et de s'inventer.
Cessons de vivre dans le passé, transgressons-le!

Mlle Riposte!

LATE OF THE PIER
BIG BANG!


La scène dance rock anglaise est entrée l'année dernière dans un trip aéro-spatial à bord de sa navette de groupes extra-terrestres, avec sticks fluo et robes eighties inclus dans le pack.
Late Of The Pier n'est pas exactement un ovni, mais un genre de pluie de météorites épileptiques et aphrodisiaques qui s'est abattue sur les clubs anglais pour secouer les derniers des blasés.
Cette bande de gamins de Nottingham s'excite sur des machines qu'on dirait détraquées exprès pour nous faire suffoquer, transpirer, convulser... ils sont si imprévisibles qu'on ne sait jamais à quoi s'attendre à la prochaine seconde.
Leur musique est un kaléidoscope de vibes années 80, de beats simultanés, et de délire vocal qui envoie la techno, l'electro et l'indie sur la lune, en tir groupé.
Leur dernier single Bathroom Gurgle sonne comme une forêt d'effets d'optique aux refrains Klaxonesques angoissés qui sombrent dans la folie hystérique. Un autre morceau, Space and the Woods, en plein delirium de synthétiseur, explose en une tuerie de dancefloor à vous coller des complexes.
C'est un de ces groupes qu'il faut voir en live et puis...mourir. Sans rire, c'est le chaos général, la guerre des étoiles, mars attack! Le mec schizophrène au synthé pianote à mesure qu'il pousse des cris de plus en plus exaltés et quitte son jouet pour aller se déhancher d'avant en arrière avec une classe de névrosé. Bondissant partout, il disparaît à chaque dixième de seconde dans les lumières stroboscopiques tandis que la foule au summum de l'extase est hypnotisée par l'écran diffusant des images psychédéliques à la Timothy Leary.
Une sorte de matrioschka new rave qu'Hadouken! et Soulwax se sont empressés d'embarquer sur leurs tournées. Buzz king-size assuré.

Candy


HUSHPUPPIES


Rencontrés lors du festival Numéripop à Saint-Brieuc, où ils nous offraient un show déjanté avec le duo infernal Pravda, le tout arrosé à la vodka, nous les retrouvons à l'Ubu pour notre plus grand plaisir. Les cinq beaux gosses des HushPuppies enflamment les salles et provoquent des slams.
Une fois au bar, devant une bière, les questions s'enchaînent. Et donnent naissance à une interview spécial Madmoiselle Âge Bête. Ici, pas de questions banales, les réflexions musicales ont laissé place à un mix entre le délire hushpuppien et la fantaisie d'Âge Bête.

1) Couleur préférée?
- sang et or

2) Gateau préféré?
- le fondant au chocolat pour Guillaume

3) Prénoms de vos mamans?
- Line, Ginette, Monique, Michelle

4) Whisky ou vodka?
- whisky ET vodka

5) Foot ou rugby?
- les deux

6) Mineures ou majeures?
- le majeur dans une mineure

7) Hommes ou femmes?
- des hommes qui aiment les femmes

8) Dali ou Warhol?
- ça c'est trop dur!

9) Stones ou Beatles?
- ça aussi

10) Album préféré?
- du moment: Entertainment - Gang of Four

11) Mac ou Sue?
- Sue sans hésitation! quoique très sue, on peut facilement tomber sur mac...

12) St-Brieuc ou Chateauroux?
- St brieuc. Même plutôt Chateaulin

13) Mennen ou Toyota?
- ben les deux!

14) Suédoises ou italiennes?
- jag alskar svenska!

15) Mariage ou non?
- ça dépend pour qui

16) Spiderman ou batman?
- Spiderman

17) Ecrivain préféré?
- Barjavel

18)Premier concert auquel vous avez assisté?
- Communards

19) Votre plasticine préférée?
- Zazie

20) Slip ou caleçon?
- boxer

21) Vélib' ou métro?
- scooter PX 125

22)Quick ou Macdo?
- Mac do mais Burger King dès qu'on est plus en france.

23) Paris paris ou Pop in?
- Pop in puis Paris paris

24) Manchester ou Liverpool?
- Manchester mais pas pour le foot

25) Kanye West ou 50cent?
- rien merci

26) Putafranges ou franges à putes?
- Tania


Propos recueillis par Roll K


Rennes, le 16 janvier, TGV direction le Nouveau Casino pour le concert de Kap Bambino.



Ayant loupé les Zombie Zombie - à cause de ces infernaux changements de métro - je débarque pour la seconde partie, où joue une bande de mecs avec des bouilles d'étudiants en informatique, qui ont ressassé une power pop confuse. Pendant ce temps les chasseuses de têtes de streetpepper.com sont sur le qui-vive : "Tas le bon look, viens que je te shoote!"
Des sons vrombissent des enceintes... Le BMP claque et la bombe Kap Bambino jaillit. La chanteuse - barbouillée de make-up cheap - bondit de part et d'autre de la scène, saute dans le public, slame en hurlant aisément dans un micro aux fréquences trafiquées. L'homme-machine crache les basses et fait gicler les mélodies low-tech surgonflées à coup de reverb.
Le public envoûté pogote débilement en sécrétant des odeurs de fauve : ce qui rend l'ambiance oppressante!
Des pétasses montent d'exhiber sur la scène mais sont rapidement virées par le vigile. Amusée, la chanteuse lui impose une simili lap-dance avant de replonger dans la fosse en hurlant comme une chatte en chaleur...
Noir total...
Le vacarme "disco-grunge" vient de s'arrêter... Soupir général du public qui se rue un peu étourdi vers la sortie pour s'en griller une.

Mlle Riposte!

\\\TOO MUCH FLUO BUSINESS///


Nous avons assisté cette année à une confusion lamentable entre la new rave klaxonesque qui a entraîné dans son sillage le futur de l'electro pop, et les minauderies pseudo 80s remixées tecktonik d'une Yelle surfaite qui préfère H&M à Cassette Playa.
Les sages bébés rockeurs de l'hiver dernier s'en sont pris plein les yeux de cette fumée toxique phosphorescente et ont revu leur look après une vodka tagada ou un ecsta. Aujourd'hui ils affichent American Apparel, sneakers, lunettes en plastique et coupes de playmobil dans les clubs 'branchés' et barbotent gaiement dans leur sueur d'ados hystéro-narcissiques. Ces ersatz de Pikachu overlookés peinent à reprendre leur souffle entre deux check-ups 'frange en place'. Abasourdies par des beats discount, leurs oreilles vulnérables baignent dans une purée vert fluo des plus indigestes. Mais avec ce que nous promet 2008, il va falloir cesser de se regarder danser et apprendre à s'habiller les yeux fermés. L'ipod c'est bien, la gameboy c'est mieux.

Candy




L.P.H.

Le grand public connaît Le Prince Harry pour ses déguisements de mauvaise augure et son salut nazi publiés dans le Sun. Mais vous ne connaissez peut-être pas le formidable groupe d'électro-post-punk originaire de Liège qui a transformé la Mécanique Ondulatoire en abri anti-atomique.
Description :
Trois tronches de garageux, deux synthés analogiques, une guitare épileptique et une batterie old-school. C'est la magie des tonalités du synthé qui prime sur les riffs basiques et les tempos bourrins. Les compositions sont à mi-chemin entre l'electro-clash (pour le côté sombre et digital) et le garage surf (pour les parties de guitares incisives). Ce groupe aux références décomplexées a réuni aussi bien les rockers que les poppeux dans la même fosse, avec même un crêteux goguenard en goodies.

Mlle Riposte!


THE MISSING SEASON


Nicolas 'Naughty' Gautier et Marin Perot forment le duo folk Missing Season et viennent de sortir leur premier album "The Secret Map" sur My Little Cap Records. Rencontre avec le groupe dans leur antre rennaise autour d'un verre de jack.

Cela fait bientôt près de deux ans que vous existez sur la scène bretonne, vivant entre la Forêt de la Nouée et Rennes, à la fois rats des villes et des champs, quel est le parcours musical de votre duo?
M.P. : On s'est rencontrés pour jouer dans la rue des chansons des Beatles, puis on a voyagé pas mal ensemble du coup on a décidé de composer car on est super copains...
N.N.G. : On a voyagé en Australie où on jouait sur les marchés, c'était notre occupation principale. Le soir, on bidouillait des trucs à la gratte, autour du feu puis on s'est mis à écrire des paroles. Marin avait des compos de son côté, moi aussi, et on a tout mis en commun. L'alchimie fonctionne bien.
Quant au banjo?
N.N.G. : C'est le trip 'country', j'en joue depuis deux ans, je l'ai ramené d'un voyage au Kentucky pour 495 dollars... j'aime les sonorités qui ont une certaine nostalgie.


Pourriez-vous nous parler de la production avec le label nazérien My Little Cap Records, monté par le groupe Tazio & Boy?
M.P. : Par myspace, le groupe Tazio & Boy a découvert Missing Season, c'était à l'époque où j'étais retourné en Australie, Naughty, lui, était là, et ils voulaient faire une sortie de Missing Season. Du coup, j'ai fait White Sails pour rester avec eux, car on s'est dit qu'ils n'allaient pas attendre aussi longtemps. Et au final, quand je suis revenu on est devenu vachement potes. Récemment on a fait une collaboration pour le disque de ebrceuse de Blog Up, "Have a Nice Night #2".

Par rapport au mouvement folk, comment vous placez-vous?
N.N.G. : C'est chaud... Quand on a commencé à composer, j'écoutais pas tant de choes que ça en folk. Il y avait plein de trucs qui s'en rapprochaient mais je n'en avais aps l'idée à la base...
M.P. : Au début, j'écoutais pas mal de trucs indés, après ça a été que les Beatles puis Neil Young, des trucs seventies ou même Grandaddy, ou un peu Radiohead... Ces ont des coïncidences, car on se rend compte que quand tu fais un truc, au même moment il y en a d'autres qui le font, c'est toujours comme ça que ça se passe...
N.N.G. : On fout du banjo dans une chanson et quelques mois plus tard on découvre Sufjan Stevens et on se rend compte qu'il y en a plein qui le font aussi.. c'est commun!
M.P. : Oui... tu te rends compte que tu fais vraiment partie d'une tendance malgré toi...

Question projets, Missing Season réalisera sans doute un EP où ils revisiteront des styles musicaux plus catchy : pop, blues acoustisque... En attendant, savourez 'The Secret Map', cette galette de folk complète avec son petit goût de maléncolie salée qui vous transportera vers les grands espaces bien connus de ces deux baroudeurs romantiques.