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7 déc. 2008

Bang Bang!



Professor Murder n'en n'ont rien à faire des guitares. Issus de New-York, ce quatuor mixe les synthétiseurs avec habilité à des sections rythmiques démentes, ça pourrait rappeller un peu le post-punk dans le processus mais il y a un attrait débilement "dance" dans tout ça.
Le nom vient d'une petite marionnette issue de l'émission télé "Mr Show" sur HBO's au début des 90's. Elle avait pour but de moquer d'un rappeur de type "East Coast" qui s'affrontait éternellement l'autre fraggle branchée "West Coast". Alors comprenez donc que Professor Murder c'est un peu la science de l'esthétisme caca où Barbie Princesse se fait troncher dans le carrosse devenu citrouille qu'elle a piqué à Cendrillon. Musicalement C'est le genre de basse lourde mais fofolle qui soutient en beuglant hystériquement pour que le Champion synthétique gagne la course pour être les premiers à se prendre le mur du son en pleine face, et là : ça fait "BouM" (comme le concorde).


Mademoiselle Riposte!

Les filles c'est fait...


Avec ses yeux noirs et son air fragile, Françoiz Breut, l'égérie du nantais Dominique A, fait son retour sur la scène des Bars en Trans. Perdue de vue depuis 2005, elle revient avec un nouvel album intitulé "À l'aveuglette".

Bien que je n'aime pas - voire même déteste - la chanson française d'aujourd'hui et ses artistes fredonnant d'une voix morne le quotidien des bobos, Françoiz Breut ce n'est pas ça. C'est de l'anti-poésie sur de la pop en français de caractère. A l'écoute de ses albums, on se peut se retrouver propulsé dans des paysages urbains, des zones industrielles en jachères, des appartements abandonnés...
Françoiz Breut, c'est une ancienne des Beaux-Arts et elle est aussi l'illustratrice de livres pour enfants et de pochettes d'albums comme celle du groupe folk de St Nazaire Tazio & Boy.
La voix du Twenty-Two Bar à fait son chemin depuis et elle est à (re)découvrir à La Maison du Champ de Mars, Vendredi 5 décembre.


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Les membres de Creature ont des airs d'enfants cachés de Divine, le travesti du Polystyren de John Waters. Si on donnait au public une carte à gratter pour voir leur concert en "odorama", ce serait du parfum de chez Pimkie, de la transpiration, du champagne cheap, et l'odeur d'une fête foraine.
Leur slogan est "Putting the F back into Punk!!", sous-titré d'un "imagine la fille la plus chaude que tu connais dans un étincelant bikini doré en train de boire un grand verre de champagne et en renversant partout sur elle-même".
Ils revendiquent une attitude dance-rock, et produisent des morceaux énergiques avec un chant parfois rythmé hip-hop. Ce mélange de mauvais-goût, de robes léopard (pour les filles), chapeaux de cuir (pour les garçons) sur fond de disco rock n'roll vous rappellerons l'époque des B 52's, Cindy Lauper et bien-sûr Blondie.
En parlant de Blondie, et plus particulièrement de la chanteuse du groupe, Debbie Harry est venue à un concert de Creature. A la fin du concert elle est venue taper sur l'épaule d'un des membres et lui a dit "Salut Cowbella, je m'appelle Debbie. C'est un super concert, j'aime vraiment ce que vous faites. Vous avez vraiment un bon truc qui débarque. Je vous souhaite le meilleur".
Chers festivaliers, suivez donc les conseils de cette bonne vieille Deborah et foncez voir Creature, ce vendredi 5 décembre au Hall 9, à partir de 21H.


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Dans la famille "Jacky", je demande "la fille".
MISS PLATNUM, c'est qui elle?
N'ayez pas peur, braves gens, il n'est pas question de l'élection de la reine de beauté "option banquette arrière" du grand complexe nocturne local.
Dans la lignée des "fat" qui s'assument comme Beth Dito, la roumaine Miss Platnum - de son vrai nom Ruth Maria Renner - fait bouger les berlinois du popotin sur du Rn'B brillant et délicieux. L'attitude "Bling Bling" est revisitée en mode Kraut, ici on repeint les choux et les mercedes en rose et on hurle "giveeee meeee sooooommeeee fooood". Pour les anorexiques du premier rang, ça va être dur mais sachez que le chanteur allemand Pete Fox à fondu pour la miss. Ensemble, ils ont enregistré le single "Come marry me", le clip est à mourir de rire dans le genre parodie du bling-bling guimauve et des codes du pseudo-romantisme qui feraient fuir les Rihanna et autres Eva Longoria en devenir.
Miss Platnum : ça c'est de la meuf et de la vraie! Wesh gros!

Vendredi 5 décembre, Hall 9, 22H30

Mademoiselle Riposte!

MATHS CLASS


Dans les cours de mathématiques, les Nerds faisant bourgeonner leur logique sur des calculatrices Texas-instruments n'ont pas inventé la musique Math-rock et encore moins le fil à couper le beurre de leur cheveux.
Mais bref c'est leur problème!
Influencés par la musique répétitive et autres mignardises minimales comme le style télégramme, ces cinq mecs originaires de Brighton (UK) donnent de jolies saynètes faites de mélodies synthétiques et de guitares mélodiques. Chaque note est une particule qui pourrait être dans un imaginaire enfantin un nuage, une étoile, une goutte d'eau mais bien sûr ce paysage idyllique peut-être parfois troublé par une grosse machine non identifiable qui produit du bruit et des cris, et ça s'appelle un concert quand on revient sur terre.
Car il ne faut pas se leurrer, il y a des gros bouts de (post)punk chez Math Class, des guitares incisives qui risquent de trancher le public comme le ferait une scie-sauteuse. Un micro-téléphone qui provoque des dissonances pour le malheur de vos oreilles chéries. Un son de basse issu d'une chimiothérapie qui transforme la musique en maladie incurable qui risque de provoquer chez le public fièvre ou vomissements, au choix.

Hall 3 - 0h 30 - Jeudi 4 Décembre.

Mademoiselle Riposte!

The Death Set

Comment présenter l'un des groupes les plus attendus de ce festival? Issus de Batimore, aux États-Unis et potes de Dan Deacon et Team Robespierre, ils sont fans de D.I.Y et aiment jouer un peu partout d'une cave à une grosse scène. Ils aiment bien tout retourner à chacune de leur prestation, ne se souciant pas de la frontière entre le public et la scène. D'ailleurs, comme ils le précisent, chaque membre du groupe pratique en plus de son instrument l'irresponsabilité. Musicalement, ça ressemblerait à une sorte de collage fait de synthés d'une certaine galaxie, de guitares piquées à des coreux, des cris et des échantillons de voix piquées à droite-à gauche. Sur l'EP "To", on ressent ce sentiment d'urgence et de violence, cette énergie si particulière qui te donne envie de t'envoyer en l'air, de faire un gros "fuck" à la vie ou de courir dans tout les sens en te prenant pour un super-héros. Alors, mets tes baskets à ressort et va mouiller ton T-shirt (ou ta culotte) sur The Death Set mais fais gaffe quand-même à ne pas y laisser ta peau, OK?

Jeudi 4 décembre - Hall 4 - 23H45

Mustang


Ces trois gars pourraient faire partie de la bande de potes du personnage Lucien illustré par Frank Margerin dans les 80's. Leur section photo sur myspace pourait-être un story board d'un film de mauvais garçons, look high school, guitare demi-caisse, et ducktail gominée en prime. Mustang cumule tous les clichés rockabilly qui sont si agréables à retrouver de nos jours puisque bon James Dean, Elvis et cie, c'est comme Capri, c'est fini depuis longtemps.
D'ailleurs, ils prétendent être le groupe que les idoles écoutent au paradis mais restons en France. Lorsque j'entends le titre "Maman Chérie", ça me rappelle Johnny Hallyday, première période avec son tube "Depuis qu'ma môme". "En Arrière En Avant" ou "Je m'emmerde" c'est le coté "blouson noir", l'époque des groupes éphémère.

La place – Bars en Trans

4 déc. 2008

IGLU & HARTLY

Je suis super gênée de parler de ce groupe parce que je suis encore dans la confusion à leur sujet. Vus comme ça ils ont l’air d’une bande de surfers punk à grande gueule, le genre qui se pavane torse nu, les pecs en avant, moulé dans un futal rose ou un short fluo. Musicalement ça peut friser l’indigeste. Leur album « & Then Boom » a été parfois salement critiqué mais on s’en fiche. C’est de la west coast pure souche, un rock californien assez traumatisant piqué de synthétiseurs méchamment 80s-ringards et de parties rappées. Et puis il y a ce morceau qui passe à la radio, « In This City », que quand je l’ai entendu au réveil l’autre jour je me suis sentie vachement bien. Le genre de tube dont tu piges les paroles en dix secondes et tu les chantes en enfilant tes collants. Et ce refrain pas trop recherché il est sublime, ça m’a rappelé Simple Plan, ce qui ne constitue pas forcément une tare en soi. Enfin, j’ai hâte de les voir jeudi soir, rien que pour le blouson Bon Jovi du chanteur. À ce qu’il paraît il le porte parce que le public l’aime encore plus que lui. Ne vous laissez pas avoir, ces gars-là sont pleins d’ironie malgré le potentiel white trash que je leur trouve. Disons que c’est pas franchement le genre de mecs avec qui j’aurais envie de faire la fête : je les imagine aisément vomir sur une fille après l’avoir pelotée lourdement. Mais allez les voir, c’est évident que ça vaut le détour, enfin ce sera au moins marrant.

Iglu & Hartly – Vendredi 5 Décembre, 22h45/23h45, Hall 3.

CANDY#

EBONY BONES


Cette fille je l’imagine bien déguisée en ananas. Direct. Ebony Bones est un personnage fantasque à l’exotisme ultra-excitant, une poupée aphrodisiaque capable de petites bombes mêlant hip-hop, electro, post-punk, tout ça… Forcément en la voyant on va penser à une M.I.A. ou une Santogold parce que c’est le même genre de nénette acidulée mais en fin de compte elle est bien plus punk et barrée que ces deux-là réunies. Et on est plus dans une veine Liquid Liquid en fait. « We know all about U » ou le-tube-en-boucle-sur-les-fréquences-anglaises est tellement chaud et carnavalesque avec ses percus afrobeat que même les plus mous du popotin n’auront pas besoin de se mettre un cachet dans le bide pour avoir envie de secouer leurs abducteurs.

CANDY#

3 déc. 2008

Sister

Vendredi. La Citée. 18h15-19h

Gemma Banks a une voix aussi incroyable que sa coiffure. Elle chante comme une rockeuse écorchée vive qui en a vu des vertes et des pas mures. Un petit côté Texas version 08. Même cheveux noirs corbeaux, même dégaine androgyne, même amour de la guitare et des compos simples et carrées. C'est le genre de fille hypnotique dont on ne peut détacher notre regard, et qui donne toute sa force et son aura au groupe- même si les musiciens sont tous très bons. Elle me rappelle un peu l'époque de Nico chez le Velvet : clavier délicat, guitares omniprésentes, batterie en arrière plan, basse discrète, et chanteuse à la voix semi-grave. Gemma réveille l'âme de rockeur qui sommeille en chacun de nous. Mais, au rock bourrin et souvent macho, Sister préfère le rock savoureux, doucereux, spirituel, appuyé par un clavier transcendant et irréel (un peu à la Arcade Fire). Il ne s'agit pas- ou plus- de dire "j'ai des santiags, je bois de la bière, et j'adore la guitare." pout être classé dans la catégorie "rock'n'roll". Le rock c'est bien plus que ça. Et ça, Sister l'a bien compris.

http://www.myspace.com/sistermusic

par RollK!

Jay, coeur de rockeur

Jeudi. Hall 3. 21h10-22h

Il a pris du punk, du garage-rock, de la new wave, de la violence, de la créativité. Il a touillé et touillé pendant dix ans. Il a fini par sortir du four des morceaux qui sont encore tout chaud des années après leur composition. Jay Reatard a quelque chose de magique. Il réveille les morts, actualise les années passées. Passé, présent et futur n'ont plus d'importance pour cet auteur-compositeur. Tout ce qui compte ce sont ses gateaux délicieux, ses plats savoureux qu'il prépare à partir d'une recette secrète- que je compte bien lui soutirer pendant les Trans. En attendant, je déguste chacune de ses chansons comme autant de compositions dans la lignée des 70s, mais qui parviennent toujours à s'en détacher grâce à cet ingrédient secret qui assure leur originalité.

http://www.myspace.com/jayreatard

par RollK!

Indomptables


Jeudi. Hall 4. 22h-23h.

Dès la première écoute de leur morceau One ear sur leur Myspace, la musique- ou plutôt le flot de paroles que déverse Matt, le chanteur- envahit la pièce. Enfin non, pour être plus exacte, ce sont les riffs de guitare qui embaument la pièce d'un subtil mais violent parfum de rock'n'roll. Parce que s'il y a bien quelque chose dont on peut être sur concernant les Cage c'est qu'ils sont rocks- avec de vagues accents de rap dans la voix si particulière du chanteur. Ou serait-ce plutôt une ressemblance vocale avec le Alex Turner des Arctic Monkeys? Je précise vocale car les deux personnages ne se ressemblent, a priori, pas vraiment. Matt est énervé et extraverti. Mignon et surement cinglé. En tous cas sa gestuelle aux relents iggypopiens est parfaite pour mener un concert débridé. On espère juste qu'il aura gardé son joli blond péroxydé!

myspace.com/cagetheelephant

Des filles qui savent faire la fête


Vendredi. Ubu. 19-19h45

Il y a à peu près un an une amie à moi m'a passé le Corps Mince de Françoise en me disant "Écoutes ça c'est trop génial!" (je ne me rappelle plus exactement de ce qu'elle m'avait dit mais ça ressemblait surement à ça). Après les trois nanas sont passées dans des magazines, elles ont fait une interview plutôt marrante dans un numéro de WAD, et maintenant elles sont programmées aux Trans. Belle progression pour les trois finlandaises aux coupes déjantées qui ne sont pas à une contradiction près. Elles sont belles, minces, et bien fringuées, mais elles n'aiment pas les itgirls, les pétasses qui se prennent la tête, et se casent plutôt du côté des garçons manqués. Autre exemple: elles nous invitent à danser sur "Je suis la fille qui ne sait pas faire la fête"! Bref, ce sont des filles cool qui nous font danser. Et qui nous font surtout comprendre que oui, la vie c'est avant tout de l'éclate. Ces nanas semblent nous dire: " On est en weekend, il y a des concerts à foison, et un parfum de fête embaume l'air. Conclusion: on en profite à fond!" Ok les filles, on vous suit!

http://www.myspace.com/lecorpsmincedefrançoise

par RollK!

You

You! a pour chanteur Jose Reis Fontao et ça se sent. C'est un groupe totalement axé sur le voix de son chanteur. C'est une belle voix, c'est vrai. Mais pas de là à se focaliser à ce point dessus. La musique qui l'accompagne se limite à des sons électro sans grande originalité. Il y a aussi la voix de Isabelle Lindqwister, la chanteuse de Rodeo Massacre, elle aussi sublimée. Ce n'est pas pour autant que You! ne donnera pas un concert "qui déchire". Il y a un vrai potentiel derrière l'apparente simplicité musicale, et ayant déjà assisté aux concerts de Stuck et de Rodeo, il y a certainement une bonne dose de motivation chez ce groupe, qui peut rapidement se transformer en fulgurante explosion sur la scène du Sambre. Donc, pas de conclusion hâtive. Il est plus sage de se pointer au concert et de voir directement ce que ça donne. Et oui, Myspace a ses limites!

myspace.com/youthemusic

par RollK!

(Bars en Trans. Le Sambre. Vendredi 5 décembre)

31 oct. 2008

Une p'tite bière?


Les nuits de la pleine lune à Berlin, la foule bigarrée et extravagante court les bals électriques en cogitant son speed. En provenance d'un sous-sol, la voix cold de Randy Twigg sème stupeur et déhanchements...

C'est un duo comme on en voit beaucoup en ces temps. La fille au chant et le mec aux instrus. Il y a Kap Bambino, Ben et Bene, Ting Tings. Un classique. Sauf que ce coup-ci la nana est plutôt une garçonne statique sur explosions d'analogiques froids et fuzzy et gratte de temps à autre une guitare cra-cra.

La démo - sans doute maison - est assez dégueu. Boite-à-rythme mini, instru un peu saturée et voix isolée dans un bocal à poisson rouge. Mais il y a un putain de truc qui se dégage, surtout quand on écoute le morceau "Birdy". Il y a de l'extrait d'électro-punk dedans comme chez Sigue Sigue Sputnik ou Les Liaisons Dangeureuses...

Je ne garantis pas non que ce machin là va révolutionner la musique, mais cette Randy Twigg, elle a un truc, elle balance une atmosphère direct, elle a une présence qui pourrait faire d'elle l'héroine berlinoise de cette fin de décennie zéro.


Mlle Riposte!

CALIFORNIA ÜBER ALLES


Après m’être fait pourrir toute la matinée j’avais besoin d’un remontant. À ma pause déjeuner, j’ai tracé au Virgin Barbès. Situation géographique oblige, le rayon rock est assez minable mais quand même, entre Nine Inch Nails et Oasis j’ai trouvé de quoi me péter les tympans pour les trois prochaines semaines : NO AGE.
C’est un duo issu de la scène noise de Los Angeles, véritable fourmilière de concerts all-ages et de groupes underground qui a vu s’imposer un bataillon d’excités comme Health, Mika Miko et autres hyperactifs chevronnés.
Colporteurs inspirés du DIY, No Age font simplement la musique qu’ils ont envie d’entendre. sans même s'encombrer d'un bassiste. C’est noise dans le fond, punk dans l’esprit, avec des moments pop et grungy. L’album Nouns est formidable, t’as envie de choper le premier vol pour LA. et aller te droguer avec des ados en t-shirt crade. Je ne vais pas me confondre en termes techniques pour la bonne raison que je n’y connais rien. En revanche je peux vous dire que je n’ai pas autant kiffé un son que depuis le jour où Riposte m’a fait écouter Sonic Youth.



---> Au jeu des questions faciles, mon nouveau groupe préféré ne s’est pas fatigué :

Sex is "GAY"
Drugs are "LAME"
Rock can "HURT."

CANDY#

Album Nouns chez SupPop.

No Age LIVE @ Point Éphémère le 1er novembre 08, Paris.

myspace.com/nonoage

LadyHawke est à l’origine un film fantastique US au scénario farfelu transpirant la love story. Mais c’est aussi le nom de scène de Pip Browne, une néo-zélandaise de 26 ans qui puise une grande partie de son inspiration dans les années 80.
Donc, lorsqu’on tape « LadyHawke » sur Youtube, on a la chance de découvrir non seulement le clip ‘Paris is burning’ mais également celui de la BO du film LadyHawke, dans lequel nous est dévoilé l’amour de Philippe Gaston et Isabeau d’Anjou (alias Matthew Broderick et Michelle Pfeiffer) rendu impossible par leur transformation-malédiction respectives- le premier devient loup à la nuit tombée, tandis que la seconde est faucon la journée (très pratique pour se rencontrer). Pip Browne semble avoir repris ce thème de la transformation au travers de ses clips. Dans l’un, on la voit marcher dans des ruelles, à la fois agressive, désespérée et carrément irréelle. Dans l’autre, on la voit se réveiller en sursaut, entendre des bruits de pas, et finir par danser au milieu de monstres grandguignolesques. Dans un troisième, elle convoque toutes les clés de l’esthétique 80’s- voie lactée en arrière fond, lumière brumeuse, visage auréolé d’une blondeur à la Debbie Harry- pour nous concocter un clip évanescent. Plus que ses clips, ce sont ses refrains qui nous font tourner la tête, et que l’on se surprend à fredonner toute la journée.
Une question reste tout de même en suspens : Pip Browne a-t-elle pris pour pseudo ‘LadyHawke’ en référence à un profond désir de devenir la femme-faucon de l’homme-loup Matthew Broderick qui n’avait pas son pareil pour faire battre son petit cœur ?
Réponse le 09 octobre au Point FMR (Paris), où LadyHawke donne un concert.

ROLLK