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8 déc. 2008

"chup-chup."

Vendredi, au DoMac avec Maths Class, je tente un débrief sur leur concert de la veille. Rincés au vin rouge, Alex et Mike me piquent mon cahier pour y lâcher trois mots et un peu de ketchup, et entreprennent de postillonner des frites sur la journaliste de Clash Magazine venue les interviewer.

3 déc. 2008

Quatre garçons plein d'avenir...


A force de croiser les Sheraff dans Paris- surtout la nuit d'ailleurs- j'ai eu envie de leur poser deux-trois questions, histoire de savoir qui ils sont, ce qu'ils font, où ils en sont... Ben, le chanteur et guitariste, Benjamin le batteur, et Marc le bassiste, ont accepté de répondre par mail- pas le choix, ils étaient en tournée- à une série de questions façon "âge bête".
(Les Sheraff déambuleront dans les rues de Rennes ce soir, puisqu'ils donnent un concert au 1929 dans le cadre des Bars en Trans).

M.A.B: Vous faites quoi un lundi soir?
Benj: on va au Ne Nous Fachons Pas, un rade super cool à Pigalle, qui fait des Happy Hour tous les lundis soirs jusqu'à 2h... le mardi matin on est de mauvais poil du coup.
Marc: Moi je vais avec lui au NNFP, au passage des bisous à Michalon et Toto, les gérants.

M.A.B: Quel est le meilleur soir pour sortir?
Benj: Le lundi justement.
Marc: Et les autres jours de la semaine sont sympas aussi
Ben: les soirs d'après répétition

M.A.B: Quelle est la chanson de votre album qui représente le mieux vos soirées?
Benj: Sans hésitation Mojo's back. On n'a pour l'instant pas encore sorti d'album, elle figure sur notre dernier EP Out again!.

M.A.B: Quelle est la chanson que vous préférez écouter pour vous endormir?
Benj: Black and white de Syd Matters, ou Cody de Mogwai.
Ben: Mogwai ouais, sinon je n'écoute pas de musique pour m'endormir. Je matte des films, ou je lis la bio de Ramses III.
Marc: Moontrills, J. Greenwood

M.A.B: Pour faire la fête?
Benj: Le remix de Rage Against the Machine par SebAstian, ambiance bagarre assurée.
Ben: Un bon vieux AC/DC ou Hives fait toujours son effet
Marc: Ouais un bon Hives des familles.

M.A.B: Avez-vous besoin de quelque chose pour vous endormir?
Benj: Sex ou autosex
Marc: Un gros athlète russe pas gentil
Ben: La fatigue

M.A.B: Quelle est votre activité favorite la nuit?
Benj: Briser des bouteilles de verre dans la rue
Ben: Et déclencher des rixes
Marc: Et ensuite déclencher Derrick avec Bogart and The Addictives (sur VHS bien évidemment)

M.A.B: Quel est votre endroit préféré pour faire la fête?
Benj: On n'a pas de préférence, on aime bien les bars, la rue, les fêtes en apparts notre van...
Ben: Oui ça dépend de l'humeur.

M.A.B: Quelle est la meilleure excuse que vous ayez trouvé pour éviter une soirée pourrie et/ou si vous n'aviez pas envie de sortir?
Benj: qu'on avait une autre soirée mieux à la place :)
Ben: bah que je n'avais pas envie...
Marc: Idem...

M.A.B: Que faites-vous après vos concerts?
Benj: On boit des bières, on fume, on parle avec nos potes, avec des gens qui ont bien aimé (ou pas), et puis on bouge en after pour finir à pas d'heure et avoir envie de mourir au réveil.
Ben: Tout dépend d'avec qui tu te réveilles...
Marc: Avec moi parfois...

M.A.B: Avez-vous prévu ce que vous ferez après votre concert à Rennes?
Benj: probablement faire les débiles avec les Wankin' Noodles et Mlle Riposte!
Ben: C'est vrai cette histoire de "couvre-feu" alcoolique?
Marc: Imposer des actes débiles à la population rennaise et à son espace urbain.

M.A.B: Que représente Rennes pour vous?
Benj: Beaucoup d'alcool?
Marc: De bien sympathiques instants.
Ben: La bretagne à la cool.

M.A.B: Qu'est ce que vous mangez à 5h du mat' quand vous rentrez de soirée?
Benj: Du pain et du fromage de chèvre, ou si la motivation est présente, pâtes au gruyère.
Ben: Ouais, du fromage et des pâtes, plein.
Marc: Si motiv' il y a, 'y a la pizza au chèvre aussi... couverte de rapé. Du fromage en somme.

M.A.B: De qui aimeriez-vous faire la première partie?
Benj: RATM ou Death From Above 1979 s'ils existaient encore.
Ben: QOTSA, Bloc Party
Marc: QOTSA, les Hives

M.A.B: Qui inviteriez-vous en première partie de votre concert?
Benj: Parween, des potes à nous qui font du gros rock qui tache. Avant, ils faisaient du post-hardcore super bien et maintenant c'est encore mieux!
Ben: Ou les Molly's d'Amiens, des potes aussi... y en a plein en fait, et ça serait pas vraiment des premières parties.
Marc: Oui des potes. Y en a pléthore. En parlant plus de plateau, on se referait bien une date avec des groupes comme The Elektrocution, les Bogart, NNBS, Milk, GGC, Stuck in the Sound, Brooklyn, Stony Broke, et j'en passe...

M.A.B: A quand est prévue la sortie de votre album?
Benj: On ne sait pas encore vraiment, ça va dépendre des labels/éditeurs u peu. Là on prémaquette l'album dans une semaine.

M.A.B: Avez-vous un cri de guerre avant de monter sur scène?
Ah oui! Mais c'est confidentiel!

M.A.B: Quelle est votre soirée idéale?
Benj: Une soirée où Michael Vendetta mixerait.
Ben: C'est qui?
Benj: Un con!
Marc: Du champagne, du champagne, du champagne, du champagne, du champagne, du champagne !!!!

M.A.B: Avez-vous un souvenir de votre première soirée ensemble?
Benj: Ouais moi j'en ai un... On était en BTS ensemble à la base, et lors d'une des premières soirées qu'on a fait ensemble, on s'est retrouvé dans un appart' où il y avait un poisson rouge. J'ai mis un peu de bière dans le bocal pour déconner, et Marc est venu me voir 5mn après en me disant que le poisson ne bougeait plus. Heureusement il a ressucité juste après, trop de choune! J'aurais pas pu continuer à vivre avec la mort d'un poisson sur la conscience. D'ailleurs je ne mange plus de sushis depuis ce jour-là.
Ben: Ah oui, pendant qu'on est dans les animaux... pendant nos soirées chez notre pote S**** je me souviens d'un chien affreux, aveugle et super dégarni... Dolly je crois. Et du jour où on s'est réveillés au milieu des cacas de chat partout dans la baraque.
Nos premiers boeufs à la guitare aussi...
Marc: La première soirée dont je me souviens est celle-là. Celle décrite par Benoît. La découverte du chien le plus vieux d'Ile de France... le papier peint façon Pirates des Caraïbes, l'Oscar en plastique, la liqueur de Yack, l'étron de chat, des bruits interdits dans la chambre, le sabotage à la peinture de quelques poubelles du quartier, et le retour le lendemain matin, frigorifiés mais heureux.

M.A.B: Et enfin mineure ou majeure?
Benj: J'aime assez les mélodies en mineur de Radiohead, mais Sheraff c'est plutôt majeur...
Ben: Tout dépend de la tierce
Marc: Et de la quinte de la tierce.


myspace.com/sheraff

par RollK!

"Je collectionne les Gremlins"

Samedi dernier, Flèche d’or (encore ?!). Pendant le set de Bobmo on fait la queue pour les toilettes. Juste derrière il y a un mec un peu grand avec une moustache et des lunettes de super-myope.
« Rôôô, mate le mec qui se prend pour Gaspard !
-Mais couillonne, c’est lui hein. »
Gaspard Augé donc, ou la moitié de Justice, le duo qu’on ne présente plus même pas à ta grand-mère. Leur actu c’est un Dvd, « A Cross The Universe » : un concentré de musique, de nichons, de vodka, de baston, électrique et trash au possible, récit chaud-bouillant de leur dernière tournée américaine.
« Ouais enfin on a tourné 250 heures de film sur 3 semaines de teuf et n’en a gardé qu’une heure, donc forcément le résultat est super extrême. C’est Romain là, qui filmait, et So_Me aussi.
-Je vous ai vus deux, trois fois en live et chaque fois c’était démentiel. Ce qui se passe dans la foule est extraordinaire, je sais pas si de votre point de vue vous en avez pleinement conscience ?
-Nan en effet on se rend pas vraiment compte.

-On est nombreux à voir ça comme une grand-messe, il y a un côté dévotion assez puissant, les gens sont fous dès le départ.

-C’est vrai. Justement notre truc c’est de jouer à fond sur la frustration, les tenir le plus longtemps possible, sur toute la durée du live.

-C’est un peu sexuel comme rapport au public.

-Assez, oui… »

Un mec se balade avec un appareil-photo balèze, il aveugle à grands coups de flash tous les gens un peu famous qui traînent par là.
« Tu connais le CobraSnake ?

-Ouais on l'a rencontré plusieurs fois. Bah c’est un mec qui a eu du bol, il a été le premier à faire de la photo de soirée comme ça. Tu veux un peu de poudre blanche ? »
J'ose pas.
« Et niveau musique c’est quoi ton truc ?

-Ouh la. En ce moment j’écoute vachement Electric Light Orchestra. Ça te dit on se casse on trouve un after ? »

Sûr. En attendant le taxi je remarque le bar d’à côté.
« Ah ouais, j’ai joué là-bas avec mon groupe il y a longtemps. C’était pourri putain.

-T’avais un groupe ? Un groupe de quoi ?

-J’étais batteur. On faisait du... du… du post-rock. »

Hum, d’accord.
« Et Justice c’est vraiment récent ou quoi ?

-Pas tellement en fait, ça fait 5 ans. On s’est aussi rencontrés il y a 5 ans.
-C’est les Trans la semaine prochaine, tu te souviens de votre live là-bas ?

-À Rennes ouais, ça doit faire deux ans. Après c’est vrai qu’on a enchaîné les dates, je me rappelle pas de tout. Mais les trans c’était cool. Comment il s’appelle déjà euh..?

-Jean-Louis Brossard?

-Ah ouais Brossard. Il est cool. »

CANDY#

myspace.com/etjusticepourtous


Dvd "A Cross The Universe"
Disponible.

26 nov. 2008

You fucking freak!

A night and a day with Televised Crimewave


Quand Black Wire a splité, en juillet 2007, j'ai été profondément affectée pendant trois jours, à la seule pensée qu'ils arrêtaient avant que j'aie eu une chance de les voir. Mais Dan Wilson et Tom Greatorex ont embrayé aussitôt sur un nouveau projet : Televised Crimewave.
Tu prends PiL, Beefheart, The Fall et tu t'en fais un burger, mais tu rajoutes un peu de Blur pour que ça tienne bien à l'estomac. J'ai donc naturellement reporté tout mon amour fanatique sur leurs chansons tellement, mais tellement cool. Et j'ai été prise d'hystérie en les voyant programmés à la Flèche d'or vendredi soir.

23 heures, les quatre garçons discutent à une table, sur la terrasse avec deux-trois jolies filles. Avec un litre de gin tonic dans le sang j'ai pas trop de mal à les aborder; et on s'est tout de suite bien entendus.
Après ça j'ai passé des heures avec eux mais j'ai même pas trouvé le moyen de les interviewer, trop occupée à me bidonner en sifflant des mojitos la clope au bec. À défaut d'un blabla à deux grammes cinq je peux vous montrer à quoi ça ressemblait. Et je me suis bien amusée. On a imité des poupées gonflables, voir photo ci-contre.

Après on a ramené le matos à l'hôtel où Dan a commencé à s'endormir avec un sourire béat sur la figure. Malheur.
On a fait des photos, escaladé la fenêtre et on a réalisé qu'il n'était que deux heures du mat alors on est repartis à la flèche pour boire un peu plus.




Euh là je peux pas vous dire de quoi il s'agit pour la bonne raison que je m'en rappelle pas. Mais il est toujours plus ou moins question de Blur, de tatouages ou de feuilles de menthe coincées entre les dents de Tom :

SpiderDan tente un envol :


Et Rob tente une approche :

On repart pour l'hôtel vers 5 heures. Dan se sent seul, il appelle sa copine. Sa copine c'est Helena Gee, la voix de Silhouette (à voir le 12 décembre à la flèche d'or, soit dit en passant).
Ça, c'est du couple qui déchire, je veux le même.

Je m'endors à l'hôtel. Quand je me réveille Tom s'est volatilisé, il est parti dormir avec Dan au milieu de la nuit. À son retour on débat des meilleures façons de traverser la Manche. Je retrouve mon mojito tout desséché sur la table, en revanche j'ai encore perdu mon portable. Ça m'arrive à peu près tous les weekends. Les gars sont cool. Je m'imaginais un lendemain matin silencieux et pesant, l'air de dire "mais t'es encore là toi?" Au lieu de ça c'est la déconne générale, et ils ont la dalle. Je m'improvise guide touristique pour le reste de la journée (on ne dépassera pas le 20ème.) Tom :
"Tu sais s'il y a un macdo dans le coin?
-Ouais il y en a un à côté."
Trop content, il lui dit à son pote, sur un ton ultra-solennel : "She knows where McDonald's is."
Je chourave un savon pour ma collec et on laisse la chambre. Dan n'est pas prêt, il fait le malin en caleçon et t-shirt beavis&butter. Obligé de mettre du dentifrice sur sa brosse à dents et lui la planter dans la bouche pour qu'il se décide à bouger. Il chante dans le sèche-cheveux pendant que les trois autres s'impatientent : "T'as vraiment l'air d'une pince avec une chaussure et pas de futal."

On finit par sortir. Au domac je leur explique le jeu Uno sur les boîtes : ils font un petit tas de cartes au milieu des frites et l'offrent à un petit renoi qui a demandé gentiment. Bat est content il a gagné un hamburger.
Dan a la migraine. "Im gonna die... I'm gonna... mourir". On est tous encore un peu bourrés, on se marre comme des crétins. Le pire c'est Tom, j'ai jamais vu un mec se marrer autant pour de la merde. Ça chante, ça se roule par terre, ça fait l'aumône et ça s'écroule, mort de rire.

Dan caresse ce chaton roux qui vend des valda pour la cause de faux manouches crève-la-faim. Une vieille bougresse en doudoune puante le lui arrache des mains. Dépité, il va s'allonger sous la jupe d'Édith Piaf (la statue, porte de Bagnolet). On l'abandonne là. On aimerait bien bouger mais on est trop en descente, on arrive tant bien que mal à traverser la place en passant d'un banc à l'autre. On ne sait pas quoi faire des trois heures qu'il nous reste : Rob veut faire les catacombes, Dan réclame le sacré-coeur, Tom veut s'asseoir quelque part où il fait chaud, et dormir. Insupportable, Rob frappe Dan à l'estomac pour le faire vomir, il se fait enchaîner direct : "You absolute lil' fucking baby-faced wanker!" Les anglais ils sont trop forts pour les insultes à rallonge.
Bat Neck téléphone au coin de la rue. Ce mec est fan de No Age, on dirait un Travis Barker version rosbeef et "Bat Neck" c'est pour la chauve-souris qu'il a tatouée dans le cou. "What's the french for bat?" me demande Dan.
-Chauve-souris.
-Chauffe-sorry?
-Nan, chauve-souris. Littéralement ça veut dire bald mouse."
Esclaffe générale.
"Tu peux m'apprendre une chanson en français?
-Tu veux quoi?
-Chante Jacques Dutronc."
Là j'ai entonné les cactus.

On entre dans une pharmacie pour trouver remède à la gueule de bois de Dan et on improvise un shooting sur les sièges enfant Ikea. On retourne s'asseoir dans le hall de l'hôtel,et on boit de l'eau, beaucoup d'eau. Ils font des plans pour le soir. Tom :
"Moi je veux mon lit et internet.
-Et une branlette ouais."
Dan me reluque en mimant un certain geste masturbatoire, et me voilà perturbée.
Mais l'heure tourne, ils doivent regagner la gare. Avec des étoiles dans les yeux, Bat me raconte qu'hier, il y avait Xavier de Justice dans leur train. Visiblement ça les a retournés. Enfin, je les laisse prendre leur taxi après un gros câlin et rentre chez moi ravie.

Je voulais vous le raconter parce que ça me semblait une aventure assez fun mais depuis le début je suis en mode "mdr je suis bourrée" c'est assez pathétique. Enfin, c'est pas bien grave. Maintenant je sais que les Televised Crimewave sont des mecs cool à l'humour tout pourri qui aiment les chats, les cheeseburgers et mater MTV en gueule de bois.

CANDY#

myspace.com/televisedcrimewaveuk


Je vous conseille ça aussi :
myspace.com/iamasilhouette

20 nov. 2008

De bouger son cul quoi!


Ces vétérans du punk 77 anglais de passage en octobre dernier au Mondo Bizarro nous ont prouvé qu'a plus de cinquante balais, on peut toujours être cool mais qui sont les Uk Subs maintenant?

Charlie Harper : Moi, toi et n'importe qui!

Mademoiselle Riposte : N'importe qui?

C.H : Oui, n'importe qui, car nous n'avons pas de batteur... alors on a dû passer une annonce à la radio pour choper un batteur qui joue du punk rock...

MR : Ah ouais, et UK Subs, ça veut dire quoi en fait?

C.H : Subversif. Le Royaume-Uni Subversif. On veut voir le Royaume Uni s'éclater : pas d'irlandais, pas de gallois, pas d'écossais... ENGLAND! ENGLAND ON THE ZONE! ENGLAND ALONE! FREE ENGLAND! Ahahahahaha!
Mais ça reste une blague! En fait, on voudrait juste que l'Angletterre soit libre du Royaume comme en ont eu le droit les écossais et les irlandais.

Sérieux?

Ce discours est typiquement issu la première vague punk, c'est purement ironique, tu vois?

M.R : Ok, tiens ça me fait penser que dans le film "This is England", ils ont mis votre chanson "Warhead" dans la bande originale, t'en penses quoi?

C.H : Je ne l'ai pas vu mais je sais juste que c'est à propos des skinheads. Je pense qu'une partie de leur musique, de leur fringues et tout ça... mais après il y a une autre partie qui est fasciste et j'aime pas ça... Mais musicalement, il y a des groupes que j'adore : Business, Copy Rejects,...
Pour revenir au film, j'ai vu l'extrait, c'est quand ils prennent la voiture, c'est ça? C'est cool mais je serais beaucoup plus content s'ils m'avaient payé. Les producteurs ont dit qu'ils donneraient un peu de sous mais bon j'attends toujours.

M.R : C'est dégueulasse ça! Mais tiens tu faisais quoi quand le punk à débarqué à Londres?

C.H : Je jouais dans des groupes de Rn'B typés West Coast et on faisait que des reprises de groupes comme les Sonics, "Sooome folk like wateeer... tatatadadada..." Strychnine... En fait pour le punk c'était déjà ça... et on jouait ça...

M.R : Et que penses tu des groupes plus commerciaux comme les Pistols ou les Clash?

C.H : J'adore les Clash. Mais tu vois, tout s'est passé si vite pour eux. Une minute, c'était un groupe local perdu parmi les cent autres groupes punk à voir. La minute suivante, ils étaient à la télé parmi la grosse soupe pop. Mais nous aussi, soudainement on a fait un disque et on pouvait le trouver dans les boutiques, c'était assez dingue, tu vois!

M.R : Je me demandais quelles sont les différences entre la scène punk new-yorkaise et londonienne, ce serait quoi selon toi?

C.H : Oh! C'est une bonne question! On ne me l'avait jamais posée, c'est pas mal...
Je dois admettre que puisque je ne suis pas en Angleterre et donc en France, je suis en sécurité et je peux dire que vraiment j'adore la scène new-yorkaise. J'aime les Ramones! J'aime Television! J'aime Blondie! J'aime vraiment tout de la scène new-yorkaise et même la première scène underground avec Iggy Pop, New York Dolls, tous ces groupes... Pour moi, c'était des idoles et je voulais jouer comme eux. J'aime vraiment la scène New-Yorkaise. Les dix premières années étaient vraiment terribles! Mais après au CBGB's, ça a commencé à craindre, pas mal se faisaient piquer du matos tout le temps. Il y avait toujours des petits voleurs. De 1976 à 1980-83, c'était cool mis après ça a été le merdier!

M.R : Mais pourquoi les punks anglais n'aimaient pas les américains?

C.H - Oh beaucoup étaient ainsi... car lorsque les américains venaient jouer en Angleterre, ils débarquaient en avion, et leurs maisons de disques et managers faisaient d'eux des pop stars à la conquête de l'Europe... Ce n'est pas du tout D.I.Y (Do It Yourself) et c'est donc pourquoi les anglais les détestaient. C'étaient plus des businessmen que des musiciens. Pour moi, la musique c'est tout et j'en ai rien à faire de ce merdier.

M.R : Et le mot punk veut dire quoi désormais?

C.H : J'adore l'aspect Do It Yourself et on a toujours essayé d'être ainsi : un groupe D.I.Y. Beaucoup de gens venaient et nous disaient "je voudrais te manager" mais on savait que c'était une erreur et que ça c'était pour les Mickey Mouse. On s'est toujours débrouillés avec des potes qui jouaient dans d'autres groupes étrangers pour tourner au Canada, aux États-Unis. On n'aura jamais besoin d'un manager... On a de la chance pour ça!

M.R : Et t'as un truc à dire pour terminer l'interview?

- J'aimerai dire aux gens de s'attacher à leur style de vie alternatif, et de ne pas être éffrayé de s'impliquer : faire quelque chose, prendre des photos, faire des fringues, chanter, écrire... Il faut que les gens s'impliquent pour quelque chose, pour un mouvement comme le punk rock par exemple... De bouger son cul quoi!

Mlle Riposte!

31 oct. 2008

Dis Papa... pourquoi tu portes une PERRUQUE ... ?!!




En réaction aux noms de groupes en THE, Etienne, Olivier et David ont choisi de jouer le côté "tocard" face à leur copains garageux en s'appelant CHEVEU... Ils cherchaient à jouer dans des villes avec des noms d'animaux comme Lyon,... et c'est à Rennes, où le 20 septembre dernier ils ouvraient le bal électrique de rentrée de l'Ubu.

Mais qui êtes vous?

Etienne : Moi c'est Gérard... euh non Étienne... On vient de Bordeaux et on s'est formé à Paris.
Olivier : C'était il y a cinq ans, c'était l'été. On a branché un clavier Casio qu'un mec nous avait filé. On l'a branché sur un clavier et on a mis la satu à fond, cela nous a plu et je pense que c'est la base du groupe. Et ensuite on a tous greffé autour.
David : Cela fait cinq ans qu'on a fait ça mais ça fait vraiment deux ans qu'on tourne.

Au niveau de la configuration du groupe, elle est assez atypique en ce qui concerne sa carte technique?

E : Je ne suis pas trop atypique car je fais de la guitare comme un vulgaire guitariste.
O : Moi c'est boite à rythmes et vieux claviers Casio, et boite à rythmes un peu pourries, un peu jouet limite.
D : Moi j'ai plusieurs micros en fait, et ils passent par des machines qui font des échos, des nappes, qui donnent de la profondeur, des trucs comme ça.
E : Ceci qui à été si bien dit dans quelques coupures de presse : on ferait un peu partie de l'amicale des vides-greniers. (tout le monde se marre)

M.R : J'imagine que vous fréquentez un peu la scène D.I.Y?

E : En fait, on faisait un peu notre truc dans notre coin et ce qui nous as - en quelque sorte - permis de sortir de l'endroit où on faisait du bordel, c'était une connection avec plein de groupes à Strasbourg, et qui étaient dans le même état d'esprit que nous, c'est à dire faire de la musique avec des trucs récupérés à droite et à gauche. Un truc un peu brut, tu vois... et ça nous a plu...
O : L'art brut... Ouais, ouais... Ha ha! C'est un peu retombé maintenant mais c'était une classe scène...
E : Des groupes comme Crack und Ultra Eczema (no wave) qui ne joue plus maintenant et les Normals...
D : Olivier avait monté un petit label qui s'appellait "Tes Fesses Rdcs" qui a sortit deux groupes Cradle of Smurf (electro) et Crack (ortho à verifier).

M.R Et vous touchez à ce qui est un peu circuit-bending, vos synthés vous les trafiquez?

O : Pas du tout, on va plutôt chercher à trouver des synthés qui conviennent bien...
E : Quitte à avoir du stock... On n'est pas trop bricoleurs, on est plus récup'. On aime bien se servir d'un truc tout de suite.
D : Ce qui est marrant, c'est d'exploiter, de construire avec les sons qui sont donnés, tu vois, ça pète pas énorme, t'appuie dessus, t'es pas énormément convaincu... Donc tu vas le booster un peu mais sans trifouiller électriquement pour faire des trucs trop bizarres.

M.R : Donc, quand vous trouvez un synthé, vous cherchez essentiellement une matière brute...?

D : Oui, au pire, on va mettre des effets, un peu derrière mais sans plus.
E : Disons, on n'est pas hyper fan des boites-à-rythmes hyper sèches, analogiques, même qu'on déteste un peu ça. On aime bien la rondeur, donc on peut aller la chercher effectivement dans la saturation en déformant le son.
D : On se méfie un peu du penchant electro-clash avec des trucs qui pètent à fond, des grosses boites-à-rythmes disco qui te prennent toute une sono où sont posé dessus des trucs trop propres.
O : Le genre de truc qui manque un peu d'âme...


M.R. Qui sont vos idoles des mecs modernes ou des vieux réacs?

D : (à l'intention d'E) Lui c'est le vieux réac, le mec de droite (rire général)...
E : Quand on a commencé le groupe, on n' vraiment aucune références et au fur et à mesure des concerts des gens disaient que ça sonnait comme ci ou comme ça... Et qu'on connaissait pas...

M.R Et donc ça sonnerait comme qui?

O : Hum... Jonathan Richman ou Suicide.
E : Ou comme ce groupe français qui chantait "Crève Salope" : Métal Urbain. On n'est pas même pas convaincu car on pense pas sonner comme ça mais bon...
D : Le gros élément de comparaison, c'est que les gens se focalisent sur la boite-à-rythmes et cherchent dans les groupes à boite-à-rythmes...
O : Dans les influences, il y a des mecs qu'on aime bien comme The Rebels, Country Teaser (?).... Il y a aussi un groupe de Seattle qui s'appelle Intelligence...
Le groupe c'est un peu la rencontre de trois univers musicaux, bien bien distincts...


M.R : Genre vous avez fait votre crise d'ado sur quel disques?

E : Beastie Boys et Stones. Les Cure... tiens, il y a des boite-à-rythmes super là dedans...dans Pornography... (rires)
O : Metallica et Pantera, j'aimais bien.
D : j'écoutais pas énorme de zic mais familièrement les trucs bizarre comme Laurie Anderson... Gros fan d'AC/DC... tu vois le genre de mix, de références chelou quoi!


M.R : Dans quelle scène pensez-vous, vous inscrire?

O : Au niveau d'une scène, on ne serait pas trop "français", on serait même plutôt "ricain"... On a un peu tourné là-bas aux États-Unis et nos potes sont plus là-bas... ça va aller de trucs bizarre, comme des mecs de Colombus genre Pink Reason, Intelligence,...
E : Effectivement on n'avait pas trop de "famille" musicale ici mais il est vrai qu'on a pu sortir une 45 tour et faire une tournée là-bas... et on y a rencontré des gens qui avaient le même état d'esprit que nous, de faire un truc spontané avec du bricolage... et notre "famille" c'est plutôt ça... On l'a construite! (rires)
D : A la base, nos "papas" c'est plus les mecs du garage comme à Paris, on jouait avec ce genre de groupe : Magnetix, Crash Normal, Frustration,...

M.R : Sinon au niveau des conditions d'enregistrements, on peut penser que les prises de sons doivent être multiples... c'est de la superposition...?

O : Oui c'est de la superposition de trucs, en gros la plupart de nos morceaux sur le disque sont issus de répètes où on s'enregistre par bout et puis après c'est du collage de séquences... Les tentatives de studio, c'était pas trop ça...
E : Notre label Born Bad nous ont offert la possibilité d'enregistrer en studio et on était tout content en se disant qu'on aurait un putain d'énorme son... et en fait, non! C'est horrible, non?

M.R : C'est donc mieux à la maison?

E : Oui on est super à l'aise, et c'est Olivier qui fait le mix...
O : Ouais, c'est fait dans la cuisine...
E : C'est un peu dans la continuité du principe du groupe...
O : On sait pas si c'est viable à long terme mais c'est comme ça que l'on a fait le premier set.

M.R : Et en cette fin de décennie, vous vous sentez comment en tant que musicien, spectateur, actif de la scène des musiques amplifiées?

E : À Paris, il y a dix ans, les gars qu'on fréquentent avaient une cave et y faisaient des concerts. Maintenant, avec l'éclosion du rock, il y a des salles partout, tu peux jouer facilement à droite, à gauche. Je trouve qu'il y a pas mal de groupes, on a fait pas mal de rencontre...
O : On va dire que c'est pas trop l'heure de faire du Rap en ce moment...
E : Il y a un truc de mode...
O : ... qui perdure un peu. On s'est sentit porté par ce truc puisque c'était facile pour les groupes de jouer... Médiatiquement, on n'est pas des références mais les gens s'intéressent au truc, tu vas voir dans Elle, dans la rubrique de la semaine pour les meufs comment s'habiller "rock n'roll", c'est vraiment un truc global... un truc de société en gros... donc c'est facile...

M.R : Mais ça vous fait pas chier toute cette médiation à tort et à raison du rock n'roll?

O : Si ça nous permet de manger... (rires...)
E : De tout façon, le rock n'roll en lui même c'est un truc commercial, à la base c'est le Rythm n' blues joué par les black et puis les gens s'y sont mis... et ils ont même vendu du pepsi avec...
D : Dans notre logique, on trouve ça assez marrant de ne pas jouer que dans des caves et de pouvoir jouer dans des salles aussi. Avec la musique qu'on fait, on est parfois étonné - faut pas dire ça commercialement parlant - de voir qu'on peut faire un truc à la fois atypique et à la fois complètement n'importe quoi devant 400 personnes, c'est quand même une chance. Généralement les musiques borderline comme nous sont plutôt de l'autre coté de la ligne, à jamais pouvoir jouer à l'Ubu par exemple. Il y a des avantages et inconvénients de pouvoir rentrer dans un circuit plus normal, je trouve ça génial d'offrir une musique à des gens qui ne s'y attendent même pas et qui le prennent un peu dans la gueule.. La première fois qu'ils te voient, ils restent tous scotchés, t'as l'impression que ça ne leur a pas plu... En fait ils sont touchés, il suffit d'amorcer le truc...


Mlle Riposte!

SALE MORVEUX!


Les Black lips, avaient joués la veille au Havre. Ils avaient la gueule de bois. Endormis, bière à la main, mais le regard à l'affût des mini-jupes qui défilaient dans le coin, et surtout peu bavards à l'entrevue. Bien fidèles à leur image d'ados attardés.

Mlle Riposte! : L'album titré "Good Bad, Not Evil" est une référence au hit "Great big kiss" chanté jadis par les Shangris Las, pourquoi ce clin d'oeil aux sixties?

Black Lips : - On écoute pas mal de ces trucs des années 50, 60... Et nous avons grandi marqués par ces girl groups. Nos premières références sont le blues, la country, c'est la tradition aux États-Unis : 13th Floor Elavators, The Flocons...
- Le Gospel aussi... trop de noms à dire...

M.R : On entend dire de vous que avez créé un nouveau délire, le "flower punk". Musicalement ça se traduit comment?

B.L : - C'est comme le punk rock gay, du solide rock n'roll!
- Oh! Du solide mais pas comme les "macho men"...
M.R : Mais pourtant tu portes une moustache de "macho man"?
B.L : - Ouais, mais je fais des disques plus sauvages qu'eux...

M.R : Et vous avez commencé comment, en fait?
B.L : - On allait à l'école ensemble, et on n'avait rien à faire d'autre alors on a commencé à jouer ensemble. Et on voulait choper des filles. Les plus vieux nous filaient des drogues, ce qui nous allumait pas mal...

M.R : - Et quand à cette chanson "O katrina" qui serai une parodie de la manière de jouer des Beatles?
B.L : - Oh yeah, yeah! On chie sur les Beatles!
M.R : Tiens, en parlant de chier... votre réputation est de pisser, vomir bref de faire les porcs sur scène, c'est juste du cliché rock ou quoi?
B.L : - Bah le truc, c'est que j'ai des problèmes d'estomac, alors dès fois j'ai des renvois donc je me gène pas...
- Mais bon, maintenant, on est plus calme, on est devenu des mecs biens et on se contente juste de jouer sur scène.
- Les clichés sont faciles, mais ils sont si vrais.

M.R : Donc vous prenez des drogues et vous baisez des groupies après les concerts?
B.L : - Yeah! Mais aussi dès fois, on se contente de boire et de conduire... (grands éclats de rires)

M.R : Et pour ce soir?
B.L : - Du sexe, de la défonce et du rock n'roooll!

M.R : - Ok, merci les gars, on verra bien...

Oui ils étaient efficaces , la foule haletante a même envahi la scène en beuglant sur "Bad Kids" et pété les pédales et les jacks. Le show s'est fini désaccordé, puis le groupe à squatté chez des spectateurs de chez qui ils se sont barrés en chourrant le Jack Danny. Et même qu'ils ont eu leurs pouffes à la fin!
Comme le disent les kids : "TROP COOL!"

Mlle Riposte!

24 juil. 2008

SUMMER IS CRAZY

Une interview inédite pour vous faire patienter en attendant de nous retrouver à la Route du Rock...

HEALTH



Rennes, le 5 juin dernier, on emmène les Californiens de Health derrière l'Ubu; moi je voulais les parquer dans un coin sombre mais on se plante gentiment sous un lampadaire, loin de la cacophonie de la salle où, dernière soirée de la saison oblige, l'ambiance oscille entre l'amertume des fidèles et l'excitation générale à l'approche du -très annoncé- Summer of Looove.
Donc, on finit notre verre en pestant contre le dictaphone, sous l'oeil amusé quoique soupçonneux des intéressés.

Mademoiselle Âge Bête : Alors vous venez de la West Coast?
Health : Ouais! West Siiiiide! Vous savez quoi sur la West Coast?
MAB : Oh c'est un cliché pour nous.
JOHN :C'est vrai que c'était un grand truc dans les 90s, c'est dépassé maintenant. C'est comme nos clichés sur les français, on vous imagine tous en train de dire "Sacrebleeuuu!"

Jake rapplique, le nez dans sa capuche et la clope au bec :
"Salut! Je viens fumer dehors!
John : Tu t'es fait jeter avec ta clope?
Jake : Ouais! Alors que tous ces enculés fument à l'intérieur!
John: Tu peux plus fumer nulle part?
MAB : Nan c'est une saloperie de nouvelle loi.
Jake : Quand tu joues c'est chiant tu peux même pas prendre une clope.
Jupiter : Je suis sûr que la prochaine question parle de la cigarette.

MAB : Non c'est à propos de vos goûts musicaux et influences...
John : C'est beaucoup de rock'n'roll, des trucs intenses des 60s, tous les classiques comme Black Sabbath, Cream, The Doors, Led Zeppelin, on aime beaucoup le punk, le hardcore, le métal, des groupes actuels comme Animal Collective, et aussi Television, Gang Of Four, des groupes post punk.
Jupiter : Quand on a commencé on était post punk. On adore PiL. Et Guns'n'Roses!

MAB : Comment est la scène de L.A. aujourd'hui?
John : On n'y a pas mis les pieds depuis 5 mois, on ne sait pas trop ce qui s'y passe. C'est beaucoup dans l'esprit DIY, il y a beaucoup de concerts underground, c'est all-ages, il y a plein de gamins, et plein de groupes qui jouent 4 ou 5 fois par semaine.

MAB : Votre musique est pleine d'influences différentes...vous pouvez nous expliquer votre son, le bordel que c'est?
Jupiter : Euh je vais me chercher une bière...

MAB : Vous vous définiriez comment?
Jupiter : On est plutôt math-rock en fait, avec un côté flash, assez heavy.

MAB : Quelle réaction vous cherchez à provoquer chez votre public?
John : Nous on fait de la musique intense. T'en fais ce que tu veux, tu délires, tu danses, tu entres en transe, tu te barres...
Jupiter : On espère que les gens se sentent mieux en sortant du concert. Tu as passé une journée de merde, tu viens et tu oublies tout.
John : C'est pour ça que ça doit être fort, intense, et dingue.

MAB : Quelque chose à ajouter?
Jake : Go France! I love you France!
John : Hey, french girls, my myspace adress is... t'enregistres toujours? Ok viens on va chercher des bières.

Candy# & Mlle Riposte!


Health on MySpace

26 déc. 2007

Draw Me A Hotel Room

Dead Kids / 7 dec. 07 @ TransMusicales, Rennes.