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8 déc. 2008

"chup-chup."

Vendredi, au DoMac avec Maths Class, je tente un débrief sur leur concert de la veille. Rincés au vin rouge, Alex et Mike me piquent mon cahier pour y lâcher trois mots et un peu de ketchup, et entreprennent de postillonner des frites sur la journaliste de Clash Magazine venue les interviewer.

5 déc. 2008

T'sais quoi

J'ai dit des bêtises au sujet d'Iglu & Hartly. C'est pas évident d'écrire sur un groupe que t'as jamais vu en plein effort physique, vu que ça constitue les trois quarts de son identité et que tant que tu l'as pas vu t'es pas idéalement placé pour juger de ce que ça vaut. Parce qu'hier soir, ça l'était, physique. Je venais d'arriver au parc expo, In This City commençait : j'ai couru vers la scène à fond les ballons, transportée par la mélodie ultra-efficace et quand le mec a balancé son flow, on a fait le W avec nos doigts et on l'a brandi fièrement en gueulant "west siiiiiiiiiiiiiide!" Parce que tout était là, le soleil californien, les torses bronzés, le hip-hop qui tue et ce refrain juste incroyable repris par la foule. On jumpait tous comme des péquenos au premier concert de leur vie. J'avais pas accroché sur les autres morceaux, avant, sauf qu'en live ils étaient tous incroyables, et avaient tous un putain de potentiel tubesque. J'en ai parlé avec Andy de Maths Class, qui les déteste éperdument : il appelle ça une hit machine, il trouve que c'est trop facile, que t'es forcé d'aimer un groupe pareil parce qu'à son goût y a rien de compliqué, c'est immédiat, que t'as pas besoin d'avoir des oreilles ultra averties pour apprécier Iglu & Hartly. Eh ben justement moi c'est ce qui me plaît chez ce groupe. ça fait du bien de kiffer un morceau dès les premières secondes sans devoir te creuser les neurones pour retrouver des filiations tordues avec tel ou tel truc obscur des années 80. C'est cool de trouver que ça fait un peu Red Hot tout de même et que ce flow à la Beastie Boys il déchire. Tu sors du concert et t'es ravi. Tu t'es éclaté, t'as secoué ton brushing, ton petit cul et tu te dis que ces trans elles commencent bien.

Candy.

18 nov. 2008

Un dimanche soir à Paris...


Dimanche 16 novembre, dernière soirée des Inrocks à la Cigale.
La salle est bondée. Itgirls noyées dans leurs manteaux de fourrure, slimeux commençant seulement à reprendre du poids, anglaises obèses couinant comme des chiots surexcités. Sans oublier les gens du "milieu" qui se sont sapés "casual" parce qu'on est dimanche soir et qu'il ne faut pas trop en faire.
Lever de rideau sur les Australiens Cut Copy. 'Lights and music are on my mind, be my baby one more time'. Relents britneyspearsiens. Les jeux de lumière s'accélèrent. Il est environ 18h30, et on croirait qu'il est 3h. Jet-Lag magique qui nous met en transe. Un moment dépouillé de toute temporalité nous absorbe dans une démentielle musicalité.
Entracte. Tout le monde ne parle que du spectacle euphorisant auquel on vient d'assister. Flopée de bières. File d'attente interminable aux toilettes. Mattage mattage mattage. T'as repéré un people toi? C'est pas Julien Doré là-bas? Si si je t'assure c'est Gaspard de Justice! On parle nouveaux magazines, organisateurs, concert des Sheraff au Zenith, un soupçon de crise économique et les lumières s'éteignent de nouveau.
Place à Kennedy, qui avait lamentablement échoué à faire monter la mayonnaise à l'Ubu, à Rennes. Rien de changé. Ah si, trois choristes qui n'en sont pas vraiment, et une batterie qui peine à combler le vide musical des chansons. Kennedy a vraiment des paroles marrantes, et un sens inné de la pop. Mais en concert... non, ça le fait vraiment pas.
Nouvel entracte. On se demande quel groupe va jouer après. Re-mattage, re-flopée de bières. Re-c'est Julien Doré ou pas? Juste le temps pour quelques remarques typiquement féminines (il est mignon le chanteur des Cut Copy, hein?!) avant le 3e lever de rideau de la soirée.
Les Late Of The Pier jouent avec la discontinuité, le rythme, les claviers pour produire une musique si libre qu'on la croirait improvisée. Alternance de sonorités discordantes et mélodieuses. Late Of The Pier jouent avec les oxymores, et ont la bonne idée de conclure leur superbe prestation par Bathroom Gurgle; une chanson qui a le don de réinventer la musique (oui oui rien que ça).
C'est reparti pour un tour: baisser de rideau. Flopée de bières. Toilettes. C'est Julien Doré oui ou merde?
Les amoureux se tassent dans les fauteuils rouges de théâtre, emmitouflés dans leurs manteaux malgré la chaleur étouffante qui reigne dans la salle. Les itgirls sont pompettes et à l'affût des mecs. Les slimeux se terrent dans les toilettes.
Les lumières s'éteignent. Les Metronomy débarquent. Dûr dûr de passer après Late Of The Pier. Les trois extraterestres ont pourtant sorti leurs éternels t-shirts noirs ornés d'un rond lumineux. Un petit My Heart Rate Rapid et c'est ok, on est reparti.
Re-re-re-re-baisser de rideau. Je sais pas si c'est Julien Doré, mais c'est Gaspard de Justice- il est comment leur dvd d'ailleurs? On trouve cette soirée irréelle: des bières, des talons, de la fourrure, des concerts, un théâtre... ça change du film sur TF1.
Lever de rideau: dernier concert. Le parterre est tellement bondé qu'on ne peut même pas y mettre un pied. Direction le balcon du premier. Troisième rang, on ne voit strictement rien. Des nanas avec des badges ultra-Vip autour du cou dansent à perdre haleine. Le public parisien ne s'est certainement jamais autant amusé que ce soir. Il sue, il rigole, il se lâche, yeah let's dance men, semble crier la foule en délire.
La soirée se termine. Il est 23h, on est dimanche soir, les gens sont ivres (de bonheur). Chacun rentre chez soi- sauf les ultra-ultra-infatigables, qui, même un dimanche soir, se précipitent chez Moune.
Ce qu'il faudrait retenir de cette soirée? 'Lights and music are on my mind'...

RollK!

4 nov. 2008

Et c'est parti mon Jacky!


Electroni[k] Ubu Side. a

- Open Close / Les interplateaux / Riton et Danger / les branchouilles

Déjà, l'electro ce n'est pas mon fort mais j'ai choisi en me rendant à Electroni[k] de voir si "yavait moyen ke je kiffe...". Mes oreilles sont plutôt habituées à la musique gominée, même si à l'occasion le son numérique ne leur déplaisent pas.. Mon corps à besoin de beaucoup d'alcool pour que celles ci tolèrent ce dernier.

Trois whiskies plus tard... 23H arrivée à l'Ubu, des étudiants bourrés scotchent sur Close-Open, j'aime bien la scénographie : à l'écran gros plan sur la table de mixage, un tour de pouce sur le potar et on voit l'effet apparaitre à l'oreille... oui cela m'amuse... J'aime bien le son Close-Open, cet artiste rennais qui fait d'habitude dans le graphisme propret et tendance propose un set sombre et éclatant de nouveauté...
"izhiqfmkzhmqfmoqzhfmo " Fin du set, c'est l'interplateau, ça balance du boom boom et là le public se met à danser... c'est con pour les artistes...

Mais après, je commence à me faire chier... Je ne pense plus qu'à rentrer chez moi écouter Herbie Duncan... Je me force, je me pose dans un coin un verre à la main, j'essaye de rentrer dans le délire Riton ou Danger. C'est l'effet d'un bouquin de philo que tu as beau te forcer à lire mais toujours au bout de trois lignes tu t'évades dans tes pensées... Les beats ont beau me taper sur le crâne mais je n'y arrive pas, même mon orteil ne bouge pas...

Je regarde la foule et là je sombre dans le dégout : la jeunesse dorée qui porte des chapkas, des casquettes de hardcore, des franges de squaw, des vestes de ski de la classe de neige 1983, bref tous les teckels coiffés sont là! Ambiance la crise écono...quoi? Non ils connaissent pas ça, eux c'est plutôt des consuméristes. Des petits cons arrogant prêts à mordre, qui puent le fric de papa, des branleurs qui te crachent à la gueule en un regard... Des gens qui, si le christian core était à la mode, ils s'y mettraient... bref je finis la soirée dans le gnagnagnagna, ça me soule, je me met à rêver des années cinquantes, des courses de bagnoles et je me tire... À demain bande de cons!

Electroni[k] Ubu Side. b

La bonne humeur artificielle se diffuse dans les veines du public pendant que Zombie Disco Squad fait du boom boom... la discomobile de tonton Jacky est bien loin, les sonorités sont soft, et les déhanchés se veulent classieux... Je vois les ZOMBIES mais elle est où la disco...? Pendant Discodeïne et Bot'ox qui seraient les découvertes du moment, les gros culs en mini short tentent d'entrer en scène avec des effets de laser qui te foutent la gerbe. Mais je me sens moins larguée que la veille, les lignes de basses peuvent être plaisantes parfois, et les mélodies m'emporter autant qu'un morceau instrumental... Enfin bon... Il est déjà 5 heures, les clubbers ont le teint ciré, ils font peur et il est déjà temps d'aller remettre leur trekking et casquette hip hop au placard. C'est sûr, pendant un an encore ils parleront de leur défonce mémorable au festival Electroni[k]... mais en attendant "take my hand to the end of the night".

Mlle Riposte!

3 nov. 2008

VOUS AVEZ RATÉ UN TRUC



Ouais, j'en ai déjà parlé de ces deux-là. Mais chez nous, quand on parle d'un groupe, on va aussi le voir en live, et même on vous raconte comment c'était pour bien vous foutre les boules.
Au risque de passer pour une novice hyper impressionnable, je crois bien que c'était un des meilleurs concerts que j'ai vus. De ma vie. C'est peut-être parce que j'étais pas bourrée, que j'ai réussi à y trainer ma soeur, qu'il y avait des mecs mignons dans la salle -dont ma target du moment- mais vraiment, ce concert, c'était de la pure coolitude. Je te jure que quand tu vois ça, t'as vraiment envie de prendre une guitare, de te mettre minable et d'aller brailler dans un micro. Et puis, tant qu'on y est, te greffer deux bras et une batterie au bout pour faire un tintamarre de tous les diables avec ton meilleur pote, celui qui porte des chemises de bûcheron. J'ai déjà dit que leur album Nouns était très bon mais en live c'est juste une tuerie.
Et que dire des boucles hypnotiques du White Circle Crime Club qui assurait la première partie? Allez pan, encore une claque : un bouillonnement noise puissant, piqué d'ascensions psychédéliques. J'ignorais qu'ils étaient belges, j'ai cru pendant longtemps qu'ils avaient fait leurs armes dans cette marmite à groupes déments qu'est The Smell, à L.A. En même temps, avec un dernier morceau pour Obama, ça prête à confusion. Mais en ce moment le monde entier se sent l'âme d'un fermier de l'Ohio alors...
Trêve d'allusions politiques, on retient surtout que les WCCC reviennent au Bataclan le 1er Décembre avec TV On The Radio (waahhh...), mais pour revoir No Age, il va falloir attendre un peu.

CANDY#

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